August 24, 2018 / 9:28 AM / a month ago

Des vagues artificielles pour le surf et les JO en Aquitaine

BORDEAUX (Reuters) - L’été 2018 a été l’occasion de sortir des cartons deux projets de bassins de vagues artificielles pour la pratique du surf en Gironde et dans les Landes, où les stations de Lacanau et Hossegor sont candidates à l’organisation des compétitions de surf des Jeux Olympiques de Paris 2024. 

Le surf sera inscrit pour la première fois au programme des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

La question du site qui sera retenu pour l’édition suivante, si ce sport est à nouveau au programme, a mis en effervescence la côte aquitaine, berceau traditionnel du surf européen.

Lacanau (Gironde), Hossegor-Seignosse-Capbreton (Landes) et Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) sont sur les rangs.

Pour tenter d’emporter la décision, les sites girondins et landais pourront s’appuyer sur les futures implantations de bassins à vagues modulables pouvant être surfées toute l’année, véritable alternative à un océan Atlantique capricieux. De quoi permettre aux compétiteurs olympiques de s’entraîner.

La Fédération française de surf voit ces projets d’un bon œil. “C’est un argument qui peut être très important”, estime son président, Jean-Luc Arassus. “L’atout principal, pour les porteurs de projets, ce sera la capacité à recevoir des équipes olympiques pour qu’elles puissent s’y entraîner, même si l’épreuve est en vagues naturelles.”

“Cela permettrait d’entraîner nos athlètes pour les JO de Tokyo mais le calendrier est serré”, estime-t-il également. “Mais nous n’avons pas prévu qu’y soit installé un centre de haut-niveau, un Marcoussis du surf. Les surfeurs sont très itinérants et ce qui intéresse la fédération c’est d’avoir différents lieux d’entraînements.”

Un porte-parole du Conseil départemental des Landes, estime pour sa part que “plus il y aura d’infrastructures dédiées au surf sur le département, plus ce sera un atout pour la candidature aux JO 2024”.

Si le projet landais semble le plus avancé, celui de Lacanau est aussi sur de bons rails. Le maire, Laurent Peyrondet, y voit aussi un bon argument pour la candidature de sa ville, associée à Bordeaux Métropole.

OUVERTURE PRÉVUE EN 2020

“C’est un plus qui va bénéficier à court terme à la candidature aux JO et plus durablement à la commune” en mettant en avant son “identité surf” et en apportant de l’activité économique, explique-t-il.

    Norbert Ducrot, porteur du projet landais, veut créer le premier bassin à vagues artificielles en Europe, à Castets, à mi-chemin entre Bordeaux et Biarritz et à une vingtaine de kilomètres des spots de surf.

    “On ne le construit pas pour les Jeux olympiques. Mais ce sera bien sûr un bassin d’entraînement si les JO se déroulaient dans les Landes”, explique-t-il. “C’est aussi une solution de repli, en cas d’absence de vagues. Nous avons d’ailleurs prévu des installations provisoires pour recevoir les spectateurs.”

    Wavelandes Atlantique, qui s’étendra sur neuf hectares, dont un bassin de 27.000 m2 pouvant accueillir jusqu’à 88 surfeurs à la fois, promet 900 à 1.000 vagues à l’heure, d’une hauteur pouvant atteindre deux mètres.

Ce projet intégré à un parc immobilier dédié au sport a été chiffré à 40 millions d’euros et devrait être rentabilisé par une quinzaine d’activités sportives proches du surf pour tout public. Les travaux devraient débuter en 2019 pour une ouverture prévue en 2020.

    Pascal Dubos, promoteur du projet de Lacanau qu’il voit comme “une cerise sur le gâteau pour la candidature olympique” de cette ville, met en avant une démarche différente.

Les conditions pour le surf y seront les mêmes mais le bassin sera construit sur une emprise de 17 hectares. “On a ajouté de l’hôtellerie, du commerce, du divertissement et du tertiaire, qui va permettre d’héberger des start-up, des entreprises innovantes”, précise-t-il.

    Le coût global est là aussi évalué à 40 millions d’euros et l’ouverture prévue en 2020. Quelque 120.000 visiteurs par an sont attendus sur le futur bassin de 180 mètres sur 180, séparé en deux parties par un ponton, avec une vague modulable de 0,50 à 1,80 m de chaque côté toute les 8 secondes, pour une capacité d’accueil simultanée d’une centaine de pratiquants. 

    Le comité d’organisation des Jeux Olympiques-Paris 2024 doit pour sa part rendre sa décision en 2019.

Edité par Emmanuel Jarry

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