August 23, 2018 / 8:22 AM / 3 months ago

Les rappeurs Booba et Kaaris remis en liberté avant leur procès

PARIS (Reuters) - Les rappeurs Booba et Kaaris ont obtenu jeudi leur remise en liberté en attendant leur procès prévu le 6 septembre pour la bagarre générale qui a éclaté entre les deux clans ennemis le 1er août à l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne).

Les rappeurs Booba (photo) et Kaaris ont obtenu jeudi leur remise en liberté en attendant leur procès prévu le 6 septembre pour la bagarre générale qui a éclaté entre les deux clans ennemis le 1er août à l'aéroport d'Orly. /Photo d'archives/REUTERS/Youssef Boudlal

La cour d’appel de Paris a placé les deux artistes ainsi que huit autres personnes sous contrôle judiciaire, avec notamment l’interdiction de quitter le territoire et d’entrer en contact les uns avec les autres avant l’audience de septembre.

Les ex-acolytes Booba et Kaaris, dont les relations se sont envenimées à partir de 2014, doivent également verser une caution de 30.000 euros chacun.

Tous les prévenus avaient été placés en détention provisoire à Fresnes et à Fleury-Mérogis, près de Paris, sur décision des juges de Créteil (Val-de-Marne), qui ont reporté le procès en comparution immédiate initialement prévu le 3 août en raison, notamment, de la complexité des débats.

“La cour (...) a pris une décision courageuse qu’il faut saluer”, a déclaré à la presse Me Yassine Yakouti, l’un des avocats de Kaaris. “C’est dans une situation un peu plus confortable que nous nous trouvons pour préparer ce procès”, a pour sa part estimé le défenseur de Booba, Me Yann Le Bras.

Lors de sa première apparition devant le tribunal de Créteil, Booba - Elie Yaffa à l’état civil - avait qualifié de “déplorables” les événements survenus à Orly.

C’est dans une salle d’embarquement de cet aéroport francilien que les deux hommes, tous deux en partance pour Barcelone, se sont rencontrés - semble-t-il inopinément - puis ont échangé de nombreux coups au milieu de passagers effarés et des boutiques hors taxe, provoquant des retards sur certains vols et la fermeture temporaire du hall.

La défense de Kaaris, Okou Gnakouri de son vrai nom, affirme que la responsabilité de la rixe revient au clan adverse, qui a selon elle déclenché les hostilités.

Cette bagarre a spectaculairement conclu quatre années de rancune et de batailles d’égo entre les deux adversaires, entretenue par le biais d’invectives par réseaux sociaux et interviews interposés.

Via Twitter, Booba a ironisé mardi sur la peine encourue en dressant un parallèle avec l’affaire Benalla, du nom d’un ex-conseiller d’Emmanuel Macron accusé d’avoir commis des violences le 1er mai, et avec les remous au sein de l’Eglise catholique.

“Quand je serai grand, je voudrais être Benalla ou moine pédophile. 10 ans pour une bagarre, c’est avec ou sans le streaming ?”, peut-on lire sur sa page Twitter.

Simon Carraud, édité par Myriam Rivet

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