August 22, 2018 / 1:20 PM / in 3 months

Les allocations chômage des cadres dans le viseur de LaRem

PARIS (Reuters) - Le député La République en marche (LaRem) Aurélien Taché, proche d’Emmanuel Macron, a proposé mercredi de rendre dégressives les allocations chômage des cadres, une perspective qui fait bondir leur syndicat, la CFE-CGC.

Le député La République en marche (LaRem) Aurélien Taché, proche d'Emmanuel Macron, a proposé mercredi de rendre dégressives les allocations chômage des cadres, une perspective qui fait bondir leur syndicat, la CFE-CGC. /Photo prise le 7 février 2018/REUTERS/Charles Platiau

Les partenaires sociaux rencontreront du 29 août au 4 septembre le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, pour élaborer la lettre de cadrage qui guidera la prochaine négociation sur la nouvelle convention de l’assurance chômage.

Pour Aurélien Taché, c’est l’occasion, surtout “dans un moment où l’activité reprend”, de revoir les règles encadrant les allocations des cadres, lesquelles sont plus élevées que la moyenne des allocations des demandeurs d’emploi.

Il veut surtout cibler les bénéficiaires touchant 5.000 à 6.000 euros par mois, une petite fraction des cadres concernés.

Seules 1.100 personnes avaient touché l’indemnisation maximale en 2017, fixée à 6.200 euros environ, selon l’Unédic, l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage.

“Pourquoi ne pas instaurer une dégressivité à partir de six mois ou forfaitiser le revenu ? La justice sociale, ce n’est pas de couvrir pendant deux ans des gens qui ont de très hauts revenus et pourraient retrouver un emploi”, a déclaré le député dans une interview au Parisien.

Le journal L’Opinion a révélé début août que le gouvernement étudiait la possibilité de limiter ces allocations en jouant à la fois sur le plafond et sur la durée d’indemnisation.

Pour François Hommeril, président de la CFE-CGC, s’attaquer au régime indemnitaire des cadres est une “forfaiture”.

“Avec cette politique, on cible les cadres de plus de 60 ans (...) Il n’y a pas d’emplois correspondants pour cette population”, a-t-il expliqué à Reuters.

De plus, les cadres participent davantage au système qu’ils n’en bénéficient, car ils sont très peu nombreux à toucher des allocations, a-t-il ajouté.

Seuls 4% d’entre eux sont au chômage, selon une étude de l’Association pour l’emploi des cadres, contre 8,7% au sens du Bureau international du travail dans la population active.

Le dernier salaire perçu avant chômage par ces cadres est en moyenne de 4.400 euros brut par mois contre 1.900 pour l’ensemble des bénéficiaires du régime, selon l’Unédic.

Caroline Pailliez, édité par Emmanuel Jarry

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below