August 22, 2018 / 12:55 PM / 4 months ago

Djihadiste présumé libéré, un "grave dysfonctionnement", dit Griveaux

La libération par erreur en avril dernier d'un participant présumé à un projet d'attentat déjoué en septembre 2014 à Lyon constitue un "grave dysfonctionnement", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - La libération par erreur en avril dernier, révélée par le Canard enchaîné, d’un participant présumé à un projet d’attentat déjoué en septembre 2014 à Lyon constitue un “grave dysfonctionnement”, a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement.

Le ministère de la Justice avait auparavant confirmé les informations de l’hebdomadaire satirique selon lesquelles un juge d’instruction avait omis de renouveler la détention provisoire de cet homme, Oualid B.

“C’est un fait rarissime”, a-t-on déclaré à Reuters à la Chancellerie. “Une inspection a été mandatée par la garde des Sceaux pour comprendre comment un acte ayant potentiellement de graves conséquences, eu égard au profil lourd de l’intéressé, a pu se produire.”

“C’est évidemment un grave dysfonctionnement”, a renchéri le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, lors du compte rendu du conseil des ministres de rentrée.

L’enquête interne diligentée par Nicole Belloubet devra permettre “d’identifier la raison de ce dysfonctionnement grave” et de procéder “à des modifications pour empêcher que cela survienne à l’avenir de nouveau”, a ajouté le porte-parole.

Oualid B. doit être jugé en novembre par une cour d’assises spécialement composée à Paris avec deux frères accusés d’avoir voulu commettre un attentat contre des juifs à Lyon en septembre 2014, Karim et Reda Bekhaled.

Soupçonné d’avoir été le complice de ces hommes, il était détenu depuis août 2016. Le ministère de la Justice assure qu’il est sous un contrôle judiciaire “très, très strict”.

Selon le Canard enchaîné, il doit pointer deux fois par jour au commissariat et a interdiction de sortir de Meaux (Seine-et-Marne) mais il a néanmoins été interpellé en mai en dehors de la zone autorisée, au volant d’une voiture. Jugé en comparution immédiate, il a alors été laissé en liberté, ajoute le journal.

Emmanuel Jarry avec Marine Pennetier, édité par Elizabeth Pineau

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