May 28, 2018 / 3:28 PM / 4 months ago

Fronde des restaurateurs contre les "doggy bags"

PARIS (Reuters) - Les représentants de l’hôtellerie et de la restauration regrettent lundi l’adoption par les députés d’un amendement qui rend obligatoire à compter de 2021 la mise à disposition des clients de contenants pour emporter leurs restes.

Les représentants de l'hôtellerie et de la restauration regrettent lundi l'adoption par les députés d'un amendement qui rend obligatoire à compter de 2021 la mise à disposition des clients de contenants pour emporter leurs restes. /Photo d'archives/REUTERS/Jose Luis Gonzale

Les députés ont validé une série d’amendements au projet de loi agriculture et alimentation modifiant la réglementation des restaurants, cantines ou encore des abattoirs, avant de s’attaquer ce lundi à un amendement controversé interdisant le glyphosate à compter du 1er mai 2021, soutenu par Nicolas Hulot mais auquel le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert s’est dit opposé.

“En rendant cette pratique obligatoire, cet amendement va transformer l’engagement volontaire des professionnels en une nouvelle contrainte réglementaire venant s’ajouter à une liste déjà longue”, estime l’Union des Métiers et des Industries de l’hôtellerie (UMIH), principal fédération du secteur.

L’amendement validé dans la nuit par les députés précise que “les restaurants et les débits de boissons à consommer sur place peuvent mettre gratuitement à la disposition de leurs clients, qui en font la demande, des contenants réutilisables ou recyclables permettant d’emporter les aliments ou boissons non consommés sur place, à l’exception de ceux mis à disposition sous forme d’offre à volonté”.

À compter du 1er juillet 2021, cette mise à disposition devient obligatoire, dans une optique de lutte contre le gaspillage alimentaire.

Au cours des débats, les députés ont également validé samedi la fin des bouteilles en plastique dans les cantines d’ici à 2020 (mais pas celle des contenants de cuisson, de réchauffe et de service, en matière plastique).

Ils ont également acté l’obligation d’un étiquetage plus précis, avec la mention “nourri aux OGM” d’ici le 1er janvier 2023 pour les denrées issues d’animaux nourris avec des organismes génétiquement modifiés, mais aussi celle du mode d’élevage et le nombre de traitements phytosanitaires sur les fruits et légumes frais.

Dans les abattoirs, l’expérimentation de contrôles vidéo à titre volontaire “des postes de saignée et de mise à mort” a été entérinée pour deux ans dimanche soir, afin d’évaluer l’application de la réglementation du bien-être animal.

A titre alternatif, les élus ont également validé l’expérimentation de dispositifs d’abattoirs mobiles, une mesure saluée par la Confédération paysanne.

“Le développement de ces abattoirs mobiles assurera une réduction des temps de transport des animaux et le déploiement des circuits courts de proximité, aujourd’hui limitée par le manque d’outils d’abattage”, juge la confédération.

Julie Carriat, avec Pascale Denis, édité par Yves Clarisse

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