May 26, 2018 / 9:38 AM / a month ago

Trump parle "de discussions très productives" avec Pyongyang sur son sommet avec Kim

WASHINGTON (Reuters) - Trente-cinq heures à peine après avoir annoncé son annulation en raison de “l’hostilité” affichée par Pyongyang, Donald Trump a fait état vendredi soir de “discussions très productives avec la Corée du Nord sur un rétablissement du sommet” avec Kim Jong-un.

Trente-cinq heures à peine après avoir annoncé son annulation en raison de "l'hostilité" affichée par Pyongyang, Donald Trump a fait état vendredi soir de "discussions très productives avec la Corée du Nord sur un rétablissement du sommet" avec Kim Jong-un. /Photo d'archives/REUTERS/Kevin Lamarque (pour la photo de gauche) et Korea Summit Press Pool (pour celle de droite)

Si ce sommet doit avoir lieu, ajoute le président américain sur son compte Twitter, il aura probablement lieu, comme initialement prévu, le 12 juin à Singapour. “Si nécessaire, il sera prolongé au-delà de cette date”, poursuit-il.

Trump avait annoncé jeudi l’annulation de cette rencontre historique avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

Mais il avait entretenu le doute dès vendredi matin en affirmant qu’il n’excluait pas que ce sommet puisse finalement se tenir.

OPTIMISME PRUDENT À SÉOUL

A Séoul, un porte-parole de la présidence sud-coréenne a réagi samedi avec pondération au tweet de Trump. “Nous sommes prudemment optimistes sur le fait que l’espoir demeure d’un dialogue entre les Etats-Unis et la Corée du Nord”, a-t-il dit. “Nous continuons de suivre de près les développements.”

La veille, le président sud-coréen Moon Jae-in, qui s’est largement impliqué dans la spectaculaire phase de détente observée entre Washington et Pyongyang, avait jugé “très regrettable” la décision de Trump et s’était dit “perplexe” devant l’annulation du sommet de Singapour.

Dans sa lettre à Kim Jong-un annonçant la suppression du rendez-vous du 12 juin, Trump avait cependant laissé la porte entr’ouverte en écrivant au dirigeant nord-coréen: “Si vous changez d’avis concernant la tenue de ce sommet de la plus haute importance, s’il vous plaît, n’hésitez pas à m’appeler ou à m’écrire.”

La réponse, transmise par l’agence officielle de presse nord-coréenne KCNA, n’a pas tardé.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le vice-ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Kim Kye-gwan, y a exprimé les regrets de Pyongyang et ajouté que la République populaire démocratique de Corée restait “ouverte à un règlement de nos problèmes à tout moment et de quelque façon que ce soit”.

“Nous avions espéré qu’une ‘solution à la Trump’ serait une manière sage d’alléger les inquiétudes de part et d’autre, de respecter nos exigences et de résoudre les problèmes de manière réaliste”, a poursuivi Kim Kye-gwan.

“DÉCLARATION CHALEUREUSE”

La modération nord-coréenne a semblé plaire à Trump. “Très bonne nouvelle de recevoir cette déclaration chaleureuse et productive de la Corée du Nord”, a-t-il tweeté vendredi matin.

Dans le même temps, son secrétaire à la Défense, Jim Mattis soulignait que les diplomates étaient toujours au travail et estimant que le sommet Trump-Kim pourrait finalement avoir lieu “si les diplomates peuvent le relancer”.

Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo s’est pour sa part entretenu par téléphone avec son homologue sud-coréen Kang Kyung-wha. Ils sont convenus de poursuivre le travail en vue de réunir les conditions adéquates pour un dialogue entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, a rapporté le ministère sud-coréen des Affaires étrangères.

La Corée du Nord avait haussé le ton ces derniers jours, faisant peser un doute de plus en plus fort sur la tenue du sommet de Singapour.

Elle avait notamment vivement critiqué les propos du conseiller à la sécurité nationale de Trump, John Bolton, et du vice-président américain Mike Pence, selon lesquels elle pourrait connaître le sort de la Libye si elle ne renonçait pas rapidement à son arsenal nucléaire.

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a été tué par des rebelles soutenus par l’Otan en octobre 2011. Il avait quelques années auparavant renoncé à son programme nucléaire qui en était à ses débuts.

Roberta Rampton avec Christine Kim à Séoul; Henri-Pierre André pour le service français

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