May 18, 2018 / 9:30 AM / in a month

Fin des expulsions à Notre-Dame-des-Landes

PARIS (Reuters) - La préfecture de Loire-Atlantique a annoncé vendredi la fin de la deuxième vague d’expulsions de la “ZAD” de Notre-Dame-des-Landes, qui avait débuté jeudi.

La deuxième vague d'expulsions de la "ZAD" de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) s'achèvera vendredi soir, a annoncé le ministre de l'Intérieur. /Photo prise le 15 avril 2018/REUTERS/Stéphane Mahé

Lors de cette nouvelle opération, dix abris ont évacués, ce qui porte à 39 le nombre total de squats évacués depuis la première intervention des forces de l’ordre sur le site, le 9 avril, précise la préfecture dans un communiqué.

“L’intervention s’est déroulée sans incidents majeurs”, a déclaré la préfète Nicole Klein, citée dans ce communiqué.

De brèves échauffourées ont cependant opposé vendredi matin les gendarmes à une cinquantaine de zadistes qui ont été dispersés. L’un d’entre eux a été blessé.

“Les opérations à Notre-Dame-des-Landes ne seront terminées que le jour où l’État de droit sera totalement respecté, c’est-à-dire lorsque la libre circulation sera rétablie et que l’ensemble des terres et des bâtiments sera occupé de manière légale”, est-il précisé dans le communiqué des autorités.

Selon la préfecture, 29 “projets agricoles” déposés par d’anciens opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sont en cours d’examen et des projets d’autre nature seront étudiés en concertation avec les élus locaux.

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, avait annoncé lundi à Nantes que quinze premiers projets considérés comme agricoles étaient en passe d’être régularisés, tandis que quatorze autres devaient être “approfondis” en vue d’une prochaine réunion prévue en octobre.

Les zadistes de Notre-Dame-des-Landes ont déposé 39 demandes de régularisation auprès des services de l’Etat, couvrant ainsi la quasi-totalité des lieux de vie de la ZAD.

Tous les projets ne sont toutefois pas purement “agricoles”, comme le demande le gouvernement, certains étant plutôt à caractère “artisanal”, “social” ou “culturel”.

“Pour nous, le problème est simple : c’est de savoir si partout en France on fait respecter l’Etat de droit. Et on le fait à Notre-Dame-des-Landes comme on le fait à Bure, par exemple”, a déclaré vendredi matin le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, sur BFM TV.

“Aujourd’hui, vous n’entendez plus parler de Bure. Et vous n’entendrez plus parler de Notre-Dame-des-Landes”, a-t-il assuré.

Des gendarmes ont expulsé en février à Bure (Meuse) les opposants au futur “Centre industriel de stockage géologique” qui recevra à l’horizon 2030 des déchets radioactifs.

Le gouvernement a annoncé en janvier l’abandon du projet de construction d’un nouvel aéroport dans la commune de Notre-Dame-des-Landes après plusieurs décennies d’atermoiements.

Sophie Louet avec Pierre-Henri Allain et Simon Carraud, édité par Matthieu Protard

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