May 15, 2018 / 8:59 PM / 5 months ago

Un plan de 1,3 milliard d'euros pour Mayotte

PARIS (Reuters) - La ministre française des Outre-mer, Annick Girardin, a présenté mardi à Mayotte un plan de plus de 1,3 milliard d’euros pour “développer le territoire” secoué par une crise sociale majeure.

Ce plan se veut une “amorce pour un avenir meilleur pour Mayotte”, ainsi qu’”une des conditions pour la restauration de la confiance”, a expliqué la ministre dans son discours en référence aux blocages et grèves qui ont paralysé l’île pendant plusieurs semaines.

Ce département - le plus pauvre de France - a connu en février et en mars un mouvement social d’ampleur né d’un sentiment d’insécurité notamment aux abords des établissements scolaires et d’une crise sociale dans la santé, le logement, les transports et l’éducation.

A cela s’ajoute une immigration illégale massive comorienne “qui ne fait qu’amplifier les effets, au point de les rendre insupportables”, a précisé Annick Girardin.

Cette dernière a donc annoncé un plan de “53 engagements, regroupant près de 125 actions” pour un montant global de 1,3 milliards d’euros sur le quinquennat.

En terme de sécurité, le gouvernement prévoit la mise en place d’une police de sécurité du quotidien ainsi qu’une augmentation des effectifs de police et de gendarmerie. La présence des forces de l’ordre sera ainsi renforcée aux abords des établissements scolaires et dans les transports.

Une agence de santé sera créée afin de renforcer l’autonomie de gestion et de décision du territoire. Les moyens dédiés à la prévention seront portés à hauteur de 15 millions d’euros à partir de 2019 et 200 millions d’euros seront consacrés à la modernisation de l’hôpital. Des mesures permettront également de faciliter l’accès aux soins.

Près de 500 millions d’euros seront engagés pour l’éducation, tandis que le programme d’investissements dans les transports sera porté à 110 millions d’euros dans les quinze prochaines années, dont 40 millions sur le quinquennat afin de fluidifier la circulation.

La ministre a également précisé que le gouvernement travaillait toujours avec les Comores au sujet de la réadmission des clandestins, en admettant que le “temps de la diplomatie” était toujours “trop long” en période de crise.

La France a décidé en mars de suspendre la délivrance de visas diplomatiques et de service aux représentants comoriens en réplique au refus de Moroni d’autoriser le retour sur son territoire des Comoriens expulsés de Mayotte.

Le député Les Républicains (LR) de Mayotte, Mansour Kamardine, a qualifié mardi ce plan de “déception”. Il réclame la suspension de l’ensemble des appuis politiques français aux autorités comoriennes. Il estime également que les dépenses de l’Etat par habitant sont encore trop faibles par rapport à celles de la métropole.

Caroline Pailliez, édité par Wilfrid Exbrayat

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