May 15, 2018 / 4:54 PM / a month ago

Les fêtes de Bayonne payantes pour les non-résidents

BORDEAUX (Reuters) - L’accès aux fêtes de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), un des événements les plus populaires de l’été en France, sera pour la première fois payant cette année pour les non-résidents afin de financer le coût croissant de la sécurité, croissant dans un contexte d’attentats, a annoncé mardi le maire de la ville.

Le débat a été lancé Jean-René Etchegaray malgré l’opposition de la plupart des peñas, associations festives impliquées dans les fêtes qui se déroulent du 25 au 29 juillet.

Le principe retenu est celui d’un pass pour les trois jours payants pour un coût qui sera selon le maire de l’ordre de 7 euros, sauf pour les enfants et les Bayonnais, dispensés de ce paiement pour “éviter la double peine”.

“Vous vous imaginez bien que la décision que j’annonce ici, à savoir que les fêtes seront payantes cette année pour une partie de la période des fêtes, ne peut pas avoir été prise à la légère”, a indiqué le maire lors d’une conférence de presse filmée au cours de laquelle il a rappelé que les attentats avaient redistribué les cartes en termes de sécurité.

Une fois les recettes des fêtes déduites, c’est 1,5 million d’euros qui restait à la charge des contribuables bayonnais, ce qui est considérable pour le premier magistrat de la ville.

“Nous avons eu confirmation après les événements récents (l’attentat à l’arme blanche samedi à Paris-NDLR) qu’il faudra cette année ajouter 500.000 euros pour assurer la sécurité des fêtes. C’est à ce prix-là que nous maintiendrons les fêtes de Bayonne”, a indiqué Jean-René Etchegaray.

Le coût élevé de l’organisation et surtout de la sécurité ne permettra pas d’amortir la totalité des sommes engagées mais cela devrait assurer dans l’esprit du maire la pérennité des fêtes, avec 850.000 à 1 million de visites annoncées en 2017.

    Bayonne est la première des villes du sud à rendre payant l’accès à ses fêtes. Mais elle pourrait être suivie par Dax et Mont-de-Marsan dans les Landes, dont les maires ne l’excluent, ou encore Béziers (Hérault), Nîmes (Gard) et Arles (Bouches-du-Rhône) qui auraient déjà avancé dans leur réflexion mais attendent de connaître les retours d’expérience bayonnais.

Claude Canellas, édité par Yves Clarisse

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