April 3, 2018 / 3:26 PM / 6 months ago

Le gouvernement ne "lâchera" pas les banlieues

PARIS (Reuters) - Le secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie, a assuré mardi que le gouvernement ne “lâcherait rien” et ferait tout pour redonner de l’espoir aux jeunes des banlieues dans un contexte d’exaspération grandissante des élus locaux.

Le secrétaire d'Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie (photo), a assuré mardi que le gouvernement ne "lâcherait rien" et ferait tout pour redonner de l'espoir aux jeunes des banlieues dans un contexte d'exaspération grandissante des élus locaux. /Photo prise le 6 octobre 2017/REUTERS/Thibault Camus/Pool

La démission la semaine dernière du maire écologiste de Sevran (Seine-Saint-Denis) Stéphane Gatignon, qui s’est dit “fatigué” par l’absence de volonté politique en faveur des banlieues, a libéré la parole d’autres élus, notamment sur Twitter.

“Nous, maires de banlieue, connaissons la violence, la misère et la relégation, nous savons lutter contre, cependant, nous ne tolérons pas le mépris du gouvernement #noussommestousGatignon”, a ainsi écrit la maire de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) Catherine Arenou.

L’incendie d’une école maternelle de la ville dans la nuit de samedi à dimanche a encore accentué l’amertume de l’élue des Républicains (LR) qui a exprimé son “ras-le-bol” dans Le Parisien, jugeant la situation “intenable” notamment en matière budgétaire.

Interpellé sur cette lassitude des élus et sur leurs “raisons d’espérer” lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, Julien Denormandie a fait valoir que cette situation datait d’”il y a des décennies”.

“La situation perdure, les maires et les associations sont parfois épuisés”, a-t-il reconnu. “Pourquoi? Parce que ça fait des années de combat sans pour autant que des solutions fortes soient apportées pour les aider, alors qu’est ce qu’on fait?”

Depuis le début du quinquennat, “on a fait une mobilisation en faveur de l’éducation - c’est le dédoublement des classes en REP+ - on a fait une mobilisation en faveur de la sécurité - c’est la police du quotidien - en faveur des emplois - avec les emplois francs-, et en faveur de la rénovation urbaine - avec un doublement voté par cette majorité des crédits de l’Anru”, a-t-il souligné.

“Nous ne lâcherons rien pour redonner une espérance à la jeunesse de nos quartiers, c’est un engagement fort, et nous le tiendrons, nous sommes à la tâche en ce sens”, a-t-il assuré.

Depuis quarante ans, une dizaine de “plans banlieue” ont été mis en place par les gouvernements successifs, avec un bilan mitigé sur le terrain.

Les 1.500 quartiers politiques de la ville (QPV), où vivent 5,5 millions de personnes, continuent d’afficher des taux de chômage et de pauvreté nettement supérieurs à la moyenne nationale.

Emmanuel Macron, qui a promis en novembre le “retour de l’Etat” dans les banlieues [nL8N1NJ673], a chargé l’ancien ministre de la Ville Jean-Louis Borloo de rédiger un rapport qui devrait être remis à l’exécutif mi-avril.

Marine Pennetier, édité par Sophie Louet

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