March 14, 2018 / 6:24 PM / 4 months ago

Les syndicats de Bosch Rodez reçoivent le soutien de Le Maire

PARIS (Reuters) - L’intersyndicale de l’équipementier automobile Bosch de Rodez (Aveyron) a été reçue mercredi par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, qui appuie l’idée d’un “projet industriel” assurant un avenir au site menacé.

L'intersyndicale de l'équipementier automobile Bosch de Rodez (Aveyron) a été reçue mercredi par le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui appuie l'idée d'un "projet industriel" assurant un avenir au site menacé. /Photo d'archives/REUTERS/Michaela Rehle

Le site d’Onet-le-Château, spécialisé dans les injecteurs de moteurs diesel et qui emploie 1.600 personnes, est l’une des usines françaises les plus exposées à la baisse accélérée des motorisations diesel en France et en Europe.

“On demande un projet industriel et le ministre, qui connaît le dossier, a clairement abondé dans notre sens”, a déclaré Pascal Raffanel, de CFE-CGC, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, où a eu lieu la rencontre.

Dans la matinée, l’intersyndicale a rencontré le président de Bosch France, Heiko Carrie, à qui elle a remis une lettre demandant un projet d’investissement sur des moteurs essence.

Bruno Le Maire s’est engagé à contacter Heiko Carrie dans la perspective de la visite à l’usine Bosch de Rodez, le 22 mars prochain, du délégué interministériel aux restructurations d’entreprises, Jean-Pierre Floris.

Fin janvier, la direction du groupe allemand, en déplacement à Rodez, s’est engagée à investir 14 millions d’euros pour moderniser l’une des deux lignes de production que compte l’usine, sous réserve qu’un accord de compétitivité soit signé par le personnel d’ici le mois d’avril.

Dans le cadre de cet “accord de transition 2018-2021”, l’une des clés de la direction proposée à l’intersyndicale Sud, CFDT, CFE-CGC,CGT est le recours à une activité partielle, qui supposerait une participation de l’Etat.

“L’Etat n’ira pas s’il n’y a pas de projet industriel”, a expliqué mercredi Pascal Raffanel, selon qui Bruno Le Maire a confirmé par ailleurs à l’intersyndicale “le déclin des activités diesel et la nécessité d’une diversification des activités du site”.

Les représentants syndicaux ont aussi fait part de l’angoisse des salariés.

“On arrive à la limite pour contenir l’inquiétude”, a dit Yannick Anglarès, de la CGT. “Il est fort possible que dans les prochains jours, la colère se traduise en conflit social chez Bosch”.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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