March 13, 2018 / 3:37 PM / in 3 months

La France confirme l'octroi d'un million d'euros par an au Giec

PARIS (Reuters) - La France a confirmé mardi qu’elle contribuerait à hauteur d’un million d’euros par an au groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) et a invité les autres pays à faire de même à l’heure où un potentiel retrait des Etats-Unis fait planer une menace sur le financement de l’institution.

Emmanuel Macron "s'est engagé à ce que la France soit au rendez-vous et que pas un centime ne manque au Giec pour fonctionner, avancer et continuer à éclaire nos décisions", a dit le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, lors de la 47e session plénière du Giec, à Paris. /Photo prise le 20 février 2018/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Le budget annuel du Giec, chargé de synthétiser tous les cinq ans en moyenne l’état des connaissances scientifiques sur le changement climatique, est de six millions d’euros dont 40% était jusqu’à présent financé par les Etats-Unis. La France contribuait elle en moyenne à hauteur de 200.000 euros.

Emmanuel Macron “s’est engagé à ce que la France soit au rendez-vous et que pas un centime ne manque au Giec pour fonctionner, avancer et continuer à éclaire nos décisions”, a dit le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, lors de la 47e session plénière du Giec, à Paris.

“Nous porterons donc notre contribution au fonds fiduciaire du Giec à un million d’euros par an jusqu’à la publication du 6e rapport d’évaluation en 2022. Ce million d’euros annuel vient évidemment en complément de notre engagement en faveur de l’unité de soutien technique numéro un basée à l’université de Paris Saclay”, a-t-il ajouté.

La France “en appelle à tous les pays pour qu’ils poursuivent ou accroissent leur soutien financier au fonctionnement du Giec”, a-t-il souligné. “Tous les pays n’ont pas accompli le même effort depuis la création en 1988 car tous ne disposaient pas de mêmes moyens pour le faire mais depuis 30 ans les capacités des uns et des autres ont évolué”.

“La vérité scientifique n’a pas de prix mais elle a un coût”, a souligné Jean-Yves Le Drian.

Plus de deux ans après son adoption, l’accord de Paris considéré comme historique est fragilisé par la volonté du président américain Donald Trump de retirer son pays - l’un des plus gros pollueurs de la planète - de ce texte.

L’accord ratifié fixe le cadre d’engagements politiques, économiques et financiers visant à contenir la hausse de la température moyenne de la planète “nettement en-dessous de 2°C” en 2100, avec l’objectif d’être le plus près possible de 1,5° C.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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