March 11, 2018 / 6:03 PM / 8 months ago

"Twitter, ça n'est pas la justice", souligne Belloubet

"Twitter, ça n'est pas la justice", a déclaré dimanche Nicole Belloubet (photo), qui présentera le 21 mars avec Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité hommes-femmes, un projet de loi pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes. /Photo prise le 15 janvier 2018/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - “Twitter, ça n’est pas la justice”, a déclaré dimanche Nicole Belloubet, qui présentera le 21 mars avec Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité hommes-femmes, un projet de loi pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes.

Les plaintes pour viols et agressions sexuelles enregistrées en France par les forces de l’ordre ont augmenté respectivement de 12% et 10% en 2017, selon des statistiques publiées en janvier dernier par le ministère de l’Intérieur.

Le retentissement du scandale Weinstein et la “libération” de la parole des victimes à la suite de cette affaire de violences sexuelles à Hollywood, notamment sur les réseaux sociaux avec le mouvement #metoo, explique en partie cette hausse avec la révélation de faits anciens, selon le ministère.

“Plus tôt on porte plainte, plus tôt ça permet à l’enquêteur d’essayer de trouver ces éléments de preuve”, a déclaré la ministre de la Justice sur BFM TV, alors qu’on l’interrogeait sur le classement sans suite de nombreuses plaintes.

“Ces éléments de preuve sont parfois difficiles à réunir”, a-t-elle souligné avant de mettre en garde contre un tribunal virtuel.

“Je trouve ça grave, Twitter, ça n’est pas la justice. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas parler sur Twitter, ça n’est pas ce que je dis, je dis que Twitter ça n’est pas la justice, sinon nous ne sommes plus dans une démocratie”, a jugé Nicole Belloubet.

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé un projet de “plateforme numérique” d’ici à l’été pour faciliter le dépôt de plainte des femmes victimes de violence.

Le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles prévoit notamment de créer une contravention pour “outrage sexiste” dans l’espace public et d’instituer un nouveau délai de prescription pour les affaires de viol sur mineur à 30 ans, au lieu de 20 actuellement.

Sophie Louet

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