March 11, 2018 / 3:58 PM / 6 months ago

Un statut extraterritorial pour la maternité de Mayotte?

PARIS (Reuters) - Le gouvernement réfléchit à “un statut extraterritorial” pour la maternité de Mayotte, la première de France en termes de naissances, afin qu’une admission en son sein ne permette pas automatiquement d’obtenir la nationalité française, a déclaré dimanche son porte-parole, Benjamin Griveaux.

Une vue de Dzaoudzi, le chef-lieu de jure du département d'outre-mer de Mayotte. Le gouvernement réfléchit à "un statut extraterritorial" pour la maternité de Mayotte, la première de France en termes de naissances, afin qu'une admission en son sein ne permette pas automatiquement d'obtenir la nationalité française. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Mayotte, dans l’océan Indien, est en proie à une vive contestation sociale depuis le 20 février. Habitants et élus protestent contre l’insécurité dans l’archipel, notamment aux abords des établissements scolaires, et réclament des moyens pour ce département le plus pauvre de France (26% chômage).

Les Mahorais sont par ailleurs confrontés à une immigration massive en provenance des Comores voisines où le niveau de vie est encore inférieur à celui de Mayotte. Nombreuses sont les mères comoriennes qui gagnent le département illégalement afin d’y accoucher dans de bonnes conditions à l’hôpital de Mamoudzou.

La maternité “fait plus de 10.000 naissances par an, c’est deux fois plus (...) que la plus grosse maternité d’Ile-de-France”, a observé Benjamin Griveaux dans le cadre du “Grand Rendez-vous” Europe 1-Les Echos-CNEWS. “70%” des nourrissons “sont issus de parents étrangers - pour être clair venant des Comores pour l’immense majorité d’entre eux”.

“Nous réfléchissons (...) à un statut extraterritorial pour la maternité à Mayotte qui permettrait de faire que les naissances qui se passent dans cette maternité ne permettent pas obligatoirement d’obtenir la nationalité française”, a-t-il expliqué.

En visite début mars à Mayotte, où doit se tenir une élection législative partielle les 18 et 25 mars, le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a dénoncé “un détournement total du droit du sol et du regroupement familial” et plaidé pour une adaptation du droit du sol à la situation particulière du département.

Sophie Louet

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