February 27, 2018 / 3:03 PM / in 6 months

Les syndicats de fonctionnaires inquiets pour le 22 mars

PARIS (Reuters) - Les syndicats de la fonction publique ont officiellement lancé mardi leur mobilisation contre les réformes annoncées par le gouvernement en exprimant leur inquiétude que leur mouvement soit éclipsé par celui des cheminots de la SNCF.

Les syndicats de la fonction publique ont officiellement lancé mardi leur mobilisation contre les réformes annoncées par le gouvernement en exprimant leur inquiétude que leur mouvement soit éclipsé par celui des cheminots de la SNCF. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

Sept des neufs syndicats de la Fonction publique (CGT, FO, FSU, CFTC, CFE-CGC, FA et Solidaires) ont appelé à une journée d’actions le 22 mars pour s’opposer à la réforme du secteur public qui vise à recourir davantage aux contractuels, à mettre en place une rémunération au mérite et ainsi qu’un plan de départs volontaires.

Certains syndicats de la SNCF - la CGT-Cheminots, l’UNSA-ferroviaire, SUD-Rail ainsi que Force ouvrière - ont profité de cette date pour appeler à manifester contre la refonte du secteur ferroviaire, présentée lundi.

“Nous n’avons pas construit la date du 22 mars en convergence avec les cheminots”, a dit à la presse la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison. “Nous restons, nous l’intersyndicale, sur la nécessité et l’exigence d’une visibilité à nos questions de fonction publique.”

Pour Bernadette Groison , même s’il y a, d’un point de vue politique, “une attaque” contre les services publics, les cheminots et les fonctionnaires ne partagent pas les mêmes problématiques. “Le statut des cheminots n’est pas le statut de la fonction publique”, a-t-elle précisé.

Les syndicats disent avoir le souci de faire converger les cortèges pour ne pas être “opposés les uns aux autres”, mais travailleront à clarifier leurs “plateformes revendicatives” pour bien faire comprendre au gouvernement qu’ils souhaitent ouvrir des discussions dans leur secteur.

“VERS MOINS D’ETAT”

En plus des nouvelles mesures annoncées par le Premier ministre le 1er février, les syndicats disent vouloir défendre le “pouvoir d’achat” des fonctionnaires, comme pour la journée de mobilisation du 10 octobre dernier qui avait été une mobilisation unitaire, la première en dix ans.

Ils réclament le dégel de la valeur du point d’indice - référence pour calculer la rémunération des fonctionnaires - une compensation “pérenne de la CSG” et la suppression du jour de carence.

“On voit bien se dessiner un projet de la fonction publique (...) qui est un projet qui va vers moins d’Etat”, a ajouté Bernadette Groison.

Le gouvernement engagera bientôt des concertations avec les acteurs du secteur sur une période d’un an. Ces rencontres devraient aboutir à un projet de loi au printemps 2019.

Les syndicats se rencontreront à nouveau le 6 mars dans le but de porter au gouvernement un message commun.

La CFDT et l’UNSA n’ont pas pour l’instant souhaité se joindre à l’appel du 22 mars. L’UNSA se réserve toutefois la possibilité d’appeler à de nouvelles formes d’actions selon l’évolution de la concertation et des arbitrages à venir.

“Si, à un moment donné, ils estiment que les revendications sont partagées (...) on les accueillera évidemment avec plaisir”, a dit Christian Grolier, secrétaire général de l’UIAFP-FO.

La Fédération nationale mines énergie de la CGT a également appelé à une grève le 22 mars pour “défendre les services publics de l’énergie et du rail”.

Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse

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