February 14, 2018 / 5:50 PM / 4 months ago

Nouvelle plainte contre Darmanin, soutenu par Matignon

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre français a de nouveau apporté mercredi son soutien à Gérald Darmanin, visé par une plainte pour “abus de faiblesse” alors qu’il fait déjà l’objet d’une enquête pour viol.

Le Premier ministre français a de nouveau apporté mercredi son soutien à Gérald Darmanin, visé par une plainte pour "abus de faiblesse" alors qu'il fait déjà l'objet d'une enquête pour viol. /Photo prise le 30 janvier 2018/REUTERS/Charles Platiau

Une femme a déposé plainte contre le ministre de l’Action et des Comptes publics le 13 février du chef d’abus de faiblesse auprès de la police judiciaire, qui a ouvert une enquête préliminaire et a procédé à son audition, a-t-on appris de source judiciaire.

Le jeune ministre de 35 ans issu des rangs des Républicains, qui conteste formellement les accusations, garde le soutien du gouvernement et du président de la République en vertu de la règle selon laquelle seule une mise en examen peut entraîner une exclusion automatique.

“Le Premier ministre a posé une règle générale et sa position reste la même. Il rappelle qu’il est important de laisser travailler la justice en toute indépendance, de veiller à ce que l’on respecte les droits de chacun, la parole du plaignant comme la présomption d’innocence”, a-t-on déclaré mercredi dans l’entourage d’Edouard Philippe.

Depuis la première mise en cause de Gérald Darmanin, fin janvier, le gouvernement fait bloc autour de lui, tout comme il soutient son collègue de l’Ecologie, Nicolas Hulot, objet d’une plainte pour agression sexuelle classée sans suite par la justice en 2008.

Mardi, lors d’une rencontre avec la presse présidentielle, Emmanuel Macron a assumé le maintien au sein du gouvernement de ces deux ministres, mettant en garde contre un excès des contre-pouvoirs et une “République du soupçon”.

“Je n’ai pas demandé à celles et ceux que le Premier ministre m’a proposé de nommer ministres s’ils avaient fait l’objet de plaintes qui avaient été dûment regardées par des juges, classées sans suite parce que les faits n’étaient pas établis et parce qu’ils étaient prescrits”, a-t-il déclaré.

“Si j’avais procédé à un tel examen, je ne sais pas qui on peut nommer ministre, je ne sais pas quelle est la vie des gens, et surtout je ne sais pas si ça correspond à l’idée souhaitable que nous pouvons nous faire de la démocratie”, a ajouté le chef de l’Etat.

Emmanuel Jarry, Sophie Louet, Jean-Baptiste Vey et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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