October 4, 2017 / 3:08 PM / 9 months ago

Le trésorier du FN entendu en garde à vue en septembre

PARIS (Reuters) - Le trésorier du Front national, Wallerand de Saint Just, a déclaré mercredi avoir été entendu sous le régime de la garde à vue le 14 septembre dernier dans le cadre de l’enquête sur les assistants parlementaires du parti.

Le trésorier du Front national, Wallerand de Saint Just (photo), a déclaré mercredi avoir été entendu sous le régime de la garde à vue le 14 septembre dernier dans le cadre de l'enquête sur les assistants parlementaires du parti. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen

L’audition a duré une dizaine d’heures dans les locaux de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à Nanterre, a précisé à Reuters le conseiller régional d’Île-de-France.

Selon lui, les enquêteurs l’ont notamment interrogé sur le cas de salariés du FN qui sont devenus par la suite assistants parlementaires d’eurodéputés frontistes et sur la teneur de documents retrouvés dans son bureau lors d’une perquisition.

Dans l’un de ces documents, dont le journal Le Monde a révélé le contenu en mars dernier, Wallerand de Saint Just s’inquiète auprès de Marine Le Pen de l’état des finances du FN.

“Dans les années à venir et dans tous les cas de figure, nous ne nous en sortirons que si nous faisons des économies importantes grâce au Parlement européen et si nous obtenons des reversements supplémentaires”, peut-on lire dans ce courrier, datée selon le Monde du 16 juin 2014.

Lors de sa garde à vue, le trésorier frontiste a nié tout système frauduleux qui aurait permis à la formation de rémunérer des collaborateurs avec des fonds normalement alloués au travail parlementaire à Strasbourg.

“J’ai montré que les documents que j’avais écrits, qui étaient des prévisions financières extrêmement vagues, que tout cela ne démontrait pas du tout l’existence d’une sorte de système organisé par le Front national pour capter l’argent du contribuable”, a-t-il dit à Reuters.

Le parquet de Paris n’a pas répondu aux sollicitations de Reuters.

Dans ce dossier, plusieurs personnes ont été mises en examen, notamment Marine Le Pen pour abus de confiance.

Simon Carraud, édité par Yves Clarisse

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