October 4, 2017 / 12:53 PM / a year ago

Strasbourg fait monter la pression sur les perturbateurs endocriniens

STRASBOURG (Reuters) - Le Parlement européen a usé mercredi de son droit d’objection pour contester la définition des perturbateurs endocriniens proposée par la Commission européenne, trop laxiste à ses yeux, et lui demander de revoir sa copie.

Le Parlement européen a usé mercredi de son droit d’objection pour contester la définition des perturbateurs endocriniens proposée par la Commission européenne, trop laxiste à ses yeux, et lui demander de revoir sa copie. /Photo d'archives/REUTERS/Bryan Woolston

La résolution, soutenue par la gauche, les écologistes et les libéraux, a été adoptée par 389 voix contre 235 et 70 abstentions.

Les eurodéputés estiment que la Commission européenne a outrepassé ses pouvoirs d’exécution en s’affranchissant des critères scientifiques dans la définition des perturbateurs endocriniens, des molécules chimiques susceptibles de perturber le système hormonal que l’on trouve dans les produits phytosanitaires, les cosmétiques et diverses matières synthétiques.

La Commission européenne avait été condamnée en 2015 par la Cour de justice de l’Union européenne, à l’instigation de la Suède, pour n’avoir toujours pas publié les critères définissant ces substances comme le prévoyait un règlement de 2012 sur la mise sur le marché des produits biocides.

La proposition de la Commission a fait l’objet d’un accord du Conseil européen le 4 juillet dernier, la France s’y ralliant après avoir été très réservée sur la démarche envisagée.

Les eurodéputés contestent le fait que Bruxelles exclue de sa définition les perturbateurs seulement “présumés” et ceux, avérés, qui ciblent les organismes invertébrés.

“En proposant d’exempter certains perturbateurs endocriniens du champ d’application du règlement sur les pesticides, (la Commission) abuse de ses pouvoirs pour satisfaire les intérêts économiques de l’industrie agrochimique, en particulier allemande”, a estimé l’eurodéputée écologiste française Michèle Rivasi.

“Cette proposition n’est certes pas parfaite mais elle a, au moins, le mérite d’exister”, avait pour sa part estimé Angélique Delahaye, eurodéputée Les Républicains, lors du débat sur le sujet, mardi.

“Non seulement elle reprend la définition des perturbateurs endocriniens donnée par l’Organisation Mondiale de la Santé, en la rendant opérationnelle, mais elle permettra à l’Union européenne d’être, une fois de plus, à l’avant-garde en matière de protection de la santé et de l’environnement”, avait-elle ajouté.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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