October 3, 2017 / 4:19 PM / in 9 months

Ministres et Constructifs en voie d'exclusion chez LR

PARIS (Reuters) - Les Républicains ont donné mardi huit jours aux ministres issus de leurs rangs et aux deux chefs de file des Constructifs de droite à l’Assemblée nationale pour s’”expliquer”, faute de quoi ils seront radiés de leur parti d’origine.

Les Républicains ont donné mardi huit jours aux ministres issus de leurs rangs et aux deux chefs de file des Constructifs de droite à l'Assemblée nationale pour s'"expliquer", faute de quoi ils seront radiés de leur parti d'origine. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Réunis en bureau politique, les dirigeants de LR ont ainsi accéléré le traitement de ce dossier en suspens depuis que quatre figures du parti, dont l’actuel Premier ministre Edouard Philippe, ont décidé de rejoindre le gouvernement d’Emmanuel Macron en mai-juin.

Aux cas des ministres s’est ajouté en juin celui de deux députés, Thierry Solère et Franck Riester, qui ont organisé une scission à l’Assemblée nationale en fondant un groupe distinct sous le label des “Constructifs”.

Le bureau politique s’était une première fois saisi du dossier en juillet pour donner l’occasion aux accusés de répondre devant une commission ad hoc composée d’anciens députés.

“Le bureau politique du 3 octobre 2017 a décidé que sans réponse de leur part d’ici huit jours, leur départ des Républicains serait acté”, peut-on lire dans un communiqué publié mardi soir.

LR précise que les dirigeants - une cinquantaine, selon un participant - se sont prononcés “à l’unanimité” pour cette solution.

Sont concernés le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, le secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu, mais aussi Edouard Philippe, Franck Riester et Thierry Solère.

“JAMAIS BON SIGNE”

En revanche, le ministre de l’Economie, Bruno le Maire, n’est pas visé par la procédure d’exclusion puisqu’il a lui-même annoncé son départ et son inscription à La République en marche (LREM) d’Emmanuel Macron.

“Ce n’est jamais bon signe quand un parti se met à exclure”, a réagi mardi l’ex-candidat à la primaire de la droite sur CNEWS. “J’ai quitté LR depuis plusieurs mois car j’estime que mon parti s’est trahi lui-même en continuant de soutenir François Fillon (mis en examen lors de la campagne présidentielle-NDLR).”

Si elle doit aboutir, l’exclusion des réprouvés sera essentiellement symbolique dans la mesure où la plupart d’entre eux ont d’ores et déjà pris leurs distances avec un parti auquel ils reprochent de dériver vers la droite la plus dure.

Thierry Solère a par exemple déclaré la semaine dernière à Reuters qu’il n’avait pas l’intention de renouveler son adhésion à LR en 2018.

Le cas de Gérald Darmanin est en revanche plus délicat puisque le ministre, qui fut un proche de Xavier Bertrand et un collaborateur de Nicolas Sarkozy, puisque, la semaine dernière encore, il se disait membre du parti.

Il s’est attiré les foudres de sa famille d’origine par ses prises de position lors de séances publiques à l’Assemblée mais aussi par sa décision de figurer en position non éligible, lors des sénatoriales de septembre, sur une liste conduite par un socialiste rallié à Emmanuel Macron, dans le Nord.

Tous les bannis potentiels ont désigné un adversaire principal en la personne de Laurent Wauquiez, tenant d’une ligne droitière et favori dans la course à la présidence du parti, qui se jouera en décembre.

Simon Carraud avec Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet

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