September 28, 2017 / 5:18 PM / a year ago

Philippe Richert va démissionner de la région Grand-Est

PARIS (Reuters) - Philippe Richert, président Les Républicains de la région Grand-Est, annoncera sa démission samedi, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace qui citent l’élu.

Philippe Richert, président Les Républicains de la région Grand-Est, annoncera sa démission samedi, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace qui citent l’élu. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Marc Loos

Cette décision semble motivée par des considérations personnelles et de politique locale alsacienne, sa région d’origine, où l’engagement de Philippe Richert en faveur de la nouvelle région était contesté par certains élus.

Elle est dictée “par l’intérêt général”, a précisé l’élu de 64 ans au quotidien régional.

Le président de l’exécutif régional s’exprimera lors d’une conférence de presse samedi. Son cabinet n’a ni confirmé ni démenti à Reuters l’objet de cette conférence.

Ancien président du conseil régional d’Alsace, Philippe Richert s’était fortement investi, en 2013, dans un projet de fusion des deux départements alsaciens en une seule collectivité qui aurait donné plus de poids à l’Alsace dans la perspective d’une future réforme territoriale.

Soumise à référendum, la collectivité unique, contestée tant par l’exécutif de droite du département du Haut-Rhin que par celui, socialiste, de Strasbourg, peu désireux de voir la région renforcer ses pouvoirs, avait avorté faute d’une participation suffisante.

De cet épisode était née une amertume que le centriste décentralisateur et pro-européen n’avait semblé dépasser qu’en se jetant avec enthousiasme dans le projet de fusion de l’Alsace, de la Lorraine et de Champagne-Ardenne dans une région Grand-Est.

Il paraissait d’autant plus agacé, ces derniers temps, par la multiplication des appels à la création d’une collectivité unique d’Alsace qui sortirait du Grand-Est, lancés par certains de ceux qui avaient torpillé son projet en 2013 et le qualifiaient désormais de traître.

Sur le plan politique national, l’ancien ministre des Collectivités territoriales du gouvernement Fillon, de 2010 à 2012, avait soutenu Nicolas Sarkozy, puis François Fillon lors de la dernière élection présidentielle, en dépit de leurs orientations de plus en plus droitières.

Il l’avait fait “par fidélité”, disait-il récemment à des journalistes en se revendiquant par ailleurs “Macron-compatible”.

Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet

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