September 25, 2017 / 8:32 PM / a year ago

Macron réaffirme le soutien de la France aux chrétiens d'Orient

PARIS (Reuters) - Défendre les chrétiens d’Orient, ce n’est pas défendre le président syrien Bachar al Assad, a déclaré lundi soir Emmanuel Macron, assurant que la France serait aux côtés de cette minorité prise pour cible dans plusieurs pays du Proche et Moyen-Orient, notamment par l’Etat islamique.

Défendre les chrétiens d'Orient, ce n'est pas défendre le président syrien Bachar al Assad, a déclaré soir Emmanuel Macron, assurant que la France serait aux côtés de cette minorité prise pour cible dans plusieurs pays du Proche et Moyen-Orient, notamment par l'Etat islamique. /Photo d'archives/REUTERS/Omar Sanadiki

“Je refuse les raccourcis qui parfois ont voulu, dans cette région, opposer deux camps”, a dit le chef de l’Etat français lors de l’inauguration de l’exposition “Chrétiens d’Orient, deux mille ans d’histoire” à l’Institut du monde arabe.

“On a parfois voulu dire que défendre les chrétiens d’Orient, ce serait accepter toutes les compromissions”, a-t-il ajouté. “Non. Défendre les chrétiens d’Orient, ce n’est pas défendre Bachar al Assad. Défendre les chrétiens d’Orient, c’est être à la hauteur de l’exigence historique qui est la nôtre”.

“Partout où des minorités défendent leur foi, la France est à leurs côtés (...) parce que nous croyons au pluralisme”, a souligné Emmanuel Macron, en présence du président du Liban, Michel Aoun, en visite d’Etat en France. “Je veux dire aux chrétiens d’Orient que la France est à leurs côtés, que notre priorité sera bien la défense de leur histoire”.

Les chrétiens de Syrie ont été accusés par leurs opposants de soutenir Bachar al Assad pour s’être tenus relativement à l’écart du soulèvement populaire de 2011 contre le régime de Damas.

Une accusation balayée en 2016 par Hind Kabawat, négociatrice au sein du Haut comité des négociations de l’opposition syrienne. Dans une tribune à La Croix, elle évoquait un “malentendu” et accusait le président syrien d’être “maître dans l’art de manipuler les minorités”.

En six ans de conflit, la communauté chrétienne de Syrie est passée de 1,25 million à environ 500.000 fidèles, selon ADF International, une association basée à Vienne défendant la liberté religieuse.

Les chrétiens d’Orient ont également été la cible de persécutions et d’attentats ces dernières années dans d’autres pays de la région, en Irak et en Egypte notamment. A l’initiative de la France, une réunion s’est tenue en mars 2015 à New York pour évoquer leur situation, une première au niveau du Conseil de sécurité de l’Onu.

“Les chrétiens de Palestine, du Liban, de Jordanie, de Syrie, de l’Irak et de l’Egypte (...) ne sont pas une minorité mais la clef de voûte de la paix”, a déclaré le président libanais, chrétien maronite, dans un discours à l’Institut du monde arabe.

“Notre mission est de maintenir à tout prix leur présence dans leurs pays respectifs afin de préserver le respect de la liberté de culte et d’opinion”, a ajouté Michel Aoun.

Marine Pennetier, édité par Pierre Serisier

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