September 15, 2017 / 4:24 PM / a year ago

Grippe aviaire: Pas d'indemnisations pour le manque de canetons

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert (photo) a annoncé vendredi que les acteurs de la filière foie gras affectés par deux épisodes successifs de grippe aviaire ne seraient pas indemnisés pour les pertes encourues du fait du manque de canetons et de poussins sur le marché. /Photo prise le 5 juillet 2017/REUTERS/Michel Euler

PARIS (Reuters) - Le ministre de l’Agriculture a annoncé vendredi que les acteurs de la filière foie gras affectés par deux épisodes successifs de grippe aviaire ne seraient pas indemnisés pour les pertes encourues du fait du manque de canetons et de poussins sur le marché.

Stéphane Travert, qui a rencontré jeudi une délégation du Cifog (Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras) et de la CFA (Confédération française de l’aviculture), a dit avoir “parfaitement entendu les demandes des professionnels concernant la prise en compte des pertes d’exploitation survenues après la levée du vide sanitaire”.

“A ce jour, cependant, de telles pertes ne peuvent être prises en compte”, explique-t-il dans un communiqué.

Le ministre a confirmé en revanche que les professionnels seraient bien indemnisés pour les pertes dues à l’abattage des élevages, comme l’a promis le gouvernement précédent.

Entre les mois de novembre 2016 et mars 2017, le sud-ouest de la France a été frappé par une épizootie d’influenza aviaire due au virus H5N8 hautement pathogène. Près de 4,5 millions de canards avaient été abattus de façon préventive.

Les acteurs de la filière tardent à relancer la production en raison du manque de canetons et de poussins sur le marché, précise-t-on au ministère. Or, cette perte ne pourrait pas être compensée, car “Bruxelles ne l’autorise pas”, ajoute-t-on.

Selon le Cifog, les pertes financières liées à cette épizootie en 2016-2017 dépasseront au total les 350 millions d’euros pour l’ensemble des maillons de la filière.

La sécurité des élevages de volailles a été renforcée depuis le 1er septembre, afin de prévenir de nouveaux épisodes de grippe aviaire lors des migrations automnales.

Le ministère a introduit de nouvelles exigences de biosécurité, notamment pour le dépistage dans les élevages reproducteurs, la gestion des mouvements de véhicules au sein des exploitations ou encore la protection de la nourriture des volailles vis-à-vis des oiseaux sauvages.

Caroline Pailliez, édité par Sophie Louet

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