13 septembre 2017 / 18:02 / il y a 3 mois

Paris obtient les JO 2024, un siècle après

LIMA/PARIS (Reuters) - Paris a officiellement obtenu mercredi l‘organisation des Jeux olympiques de 2024, qui auront lieu un siècle exactement après la dernière édition de la manifestation sportive dans la capitale française.

Une célébration à Saint-Denis. Paris a officiellement obtenu mercredi l'organisation des Jeux olympiques de 2024, qui auront lieu un siècle exactement après la dernière édition de la manifestation sportive dans la capitale française. /Photo prise le 13 septembre 2017/REUTERS/Benoit Tessier

Les membres du Comité international olympique (CIO), réunis à Lima, au Pérou, ont entériné un accord conclu cet été avec Los Angeles. Le dernier concurrent du dossier parisien encore en lice avait alors accepté de briguer les Jeux de 2028, laissant le champ libre à Paris.

Cette double attribution sans précédent dans l‘histoire de l‘olympisme a été officialisée par le président du CIO, Thomas Bach, qui a remis aux maires des deux villes élues, la Française Anne Hidalgo et l‘Américain Eric Garcetti, des panneaux portant les inscriptions “Paris 2024” et “LA 2028”.

Même s‘il n‘y avait plus de suspense, cette victoire a un goût de revanche pour Paris - ville de naissance du fondateur des JO modernes, Pierre de Coubertin - après les échecs de 1992 (face à Barcelone), 2008 (Pékin) et surtout 2012, attribué de justesse à Londres.

“C‘est une formidable reconnaissance de la place de la France dans l‘Olympisme”, a salué dans un message vidéo Emmanuel Macron. Le président français devait à l‘origine se rendre à Lima, avant que son agenda ne soit bousculé par le passage de l‘ouragan Irma dans les Antilles françaises.

“Ce que le comité international a reconnu, c‘est aussi l‘image et les valeurs de la France, la volonté de la France de porter les valeurs de l‘olympisme, cette générosité, la solidarité, l‘attachement au multilatéralisme”, a-t-il ajouté depuis Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.

Dès les Jeux officiellement attribués, la ville de Paris a dévoilé des anneaux géants, symboles de l‘olympisme, sur le parvis du Trocadéro, avec la tour Eiffel en décor.

“PAS GAGNÉ D‘AVANCE”

“C‘est magnifique”, s‘est félicitée sur LCI Anne Hidalgo, venue à Lima avec, notamment, les co-présidents du comité Paris 2024, Tony Estanguet et Bernard Lapasset, et des représentants du monde sportif français, comme le judoka Teddy Riner et l‘ancienne athlète Marie-José Pérec.

“Cette campagne pour les jeux n‘était pas gagnée d‘avance”, a-t-elle ajouté.

Au fil de sa candidature, lancée en juin 2015, Paris 2024 a cependant vu croître ses chances avec les abandons de Boston, Hambourg, Rome et Budapest puis l‘accord tripartite conclu le 31 juillet avec Los Angeles et le CIO.

Ce compromis avait été présenté comme “triplement gagnant” par l‘instance internationale, soulagée de tenir avec Paris et Los Angeles deux candidatures “de qualité” alors que l‘organisation des Jeux attire moins les convoitises de villes échaudées par les dépassements de budgets de ces dernières olympiades.

Ces dernières décennies, les Jeux ont systématiquement donné lieu à des dérapages financiers, parfois dans des proportions spectaculaires, comme à Pékin où le budget final a dépassé les 30 milliards d‘euros.

La France a assuré que les JO de 2024 seraient “transparents”.  “Nous avons la responsabilité d’être aussi transparents que possible car nous savons qu’il y a des critiques dans la population”, a déclaré dimanche Tony Estanguet.

En France, l‘accueil des JO en 2024 est globalement plébiscité. Selon un sondage Ifop JDD publié dimanche, 83% des personnes interrogées estiment que cette attribution attendue est une “bonne nouvelle”.

Reste le coût de l‘organisation, pointé du doigt depuis plusieurs mois par un collectif “Non aux JO 2024 à Paris” qui dénonce un projet “ruineux” au budget “ni réaliste, ni crédible”.

Le coût a été évalué à 6,8 milliards d‘euros (3,8 milliards pour l‘organisation, trois milliards pour les investissements et les infrastructures) et près de 40 sites ont été sélectionnés.

Les organisateurs font valoir que la capitale française pourra s‘appuyer sur des infrastructures déjà en service, dont celles rénovées à l‘occasion de l‘Euro de football, organisé en France en juin et juillet 2016.

Karolos Grohmann à Lima et Marine Pennetier et Simon Carraud à Paris; édité par Henri-Pierre André

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below