September 11, 2017 / 1:58 PM / a year ago

Prison avec sursis pour un Niçois qui a convoyé des migrantes

AIX-EN-PROVENCE, Bouches-du-Rhône (Reuters) - Un enseignant-chercheur de Nice (Alpes-Maritimes), Pierre-Alain Mannoni, a été condamné lundi en appel à une peine de deux mois de prison avec sursis pour avoir convoyé trois jeunes migrantes venues d’Italie.

Un enseignant-chercheur de Nice (Alpes-Maritimes), Pierre-Alain Mannoni (au premier plan), a été condamné lundi en appel à une peine de deux mois de prison avec sursis pour avoir convoyé trois jeunes migrantes venues d’Italie. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard

La cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) l’a jugé coupable “d’avoir facilité par action directe ou indirecte” le transport de personnes en situation irrégulière.

Pierre-Alain Mannoni était poursuivi pour avoir convoyé trois Erythréennes dans son véhicule entre la vallée de la Roya et Nice, avant d’être interpellé au péage autoroutier de la Turbie.

“Je ne comprends pas l’interprétation faite par la justice. Je ne peux toujours pas regretter le geste que j’ai fait, c’était une obligation naturelle. J’ai secouru des personnes qui étaient blessées et en détresse”, a dit le chercheur en écologie marine à la sortie du tribunal.

“Je ne peux pas accepter que la justice condamne un geste d’humanité. Il y a un truc qui ne colle pas. C’est en contradiction avec les principes de la France, ceux que l’on enseigne à l’école”, a-t-il ajouté, précisant sa volonté de se pourvoir en cassation.

L’avocat général avait, lors de l’audience de juin, mis en exergue un “risque de réitération très important” pour requérir une peine de trois mois de prison avec sursis. Pierre-Alain Mannoni avait été relaxé en première instance, au mois de janvier, par le tribunal correctionnel de Nice.

L’enseignant-chercheur a reçu le soutien de Cédric Herrou, un agriculteur qui a été condamné début août par la même juridiction à quatre mois de prison avec sursis pour avoir aidé quelque 200 migrants à traverser la frontière italienne par la vallée de la Roya.

“Ce sont deux dossiers complètement différents, mais on a une même tendance”, a estimé l’avocate de Pierre-Alain Mannoni, Maeva Binimelis.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse

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