September 4, 2017 / 12:08 PM / a year ago

Le Drian en Libye pour soutenir l'accord de juillet

TRIPOLI (Reuters) - Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu lundi en Libye pour appuyer la mise en oeuvre de la déclaration signée fin juillet par les deux hommes forts du pays à La Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian (au centre), s'est entretenu lundi à Tripoli avec de hauts responsables libyens pour appuyer la mise en oeuvre de la déclaration signée fin juillet par les deux hommes forts du pays à La Celle-Saint-Cloud, dans les Yvelines. /Photo prise le 4 septembre 2017/REUTERS/Ismail Zitouny

Fayez Seraj, chef du gouvernement d’unité nationale (GNA) reconnu par l’Onu basé à Tripoli, et Khalifa Haftar, commandant de l’Armée nationale libyenne, qui contrôle l’Est libyen, se sont engagés le 25 juillet dernier à respecter un cessez-le-feu et à oeuvrer en faveur de la tenue d’élections “dès que possible”.

L’accord n’inclut pas les autres factions libyennes et les Occidentaux militent pour un mécanisme plus large soutenu par les Nations unies pour mettre un terme au chaos et à l’instabilité dans lesquels la Libye a basculé après le renversement et la mort de Mouammar Kadhafi en 2011.

La visite de Jean-Yves Le Drian, explique une source diplomatique française, “va permettre de consolider cet accord en ralliant les parties qui n’étaient pas invitées à la réunion du 25 juillet”.

“Il veut s’assurer que chacun joue le jeu, et poser des jalons en vue des élections”, poursuit cette source.

A Tripoli, Jean-Yves Le Drian s’est entretenu avec Fayez Seraj et a également eu des discussions avec Abdulrahman Sweihli, qui préside un conseil parlementaire à Tripoli.

Le chef de la diplomatie française devait aussi se rendre à Misrata, une des bases de l’opposition à Haftar, avant de gagner Benghazi où il doit rencontrer le commandant de l’Armée nationale libyenne, puis Tobrouk, plus à l’est, où siège un parlement allié à Haftar.

“Clairement, Seraj et Haftar ont envie de se mesurer dans les urnes. Le cessez-le-feu est aujourd’hui globalement respecté, les avancées militaires d’Haftar s’accompagnent d’un renforcement relatif de Seraj à l’ouest donc ça crée un équilibre fragile qui encourage au compromis”, a ajouté la source diplomatique française.

Dans un communiqué diffusé à Tripoli, Le Drian, qui a rencontré dimanche l’envoyé spécial de l’Onu pour la Libye Ghassan Salamé, souligne que l’objectif de la France est de soutenir “la stabilisation de la Libye”. Une Libye unie, dotée d’institutions qui fonctionnent, est la condition pour éviter à long terme la menace terroriste, ajoute-t-il.

Sa visite s’inscrit dans le cadre des efforts poursuivis par Salamé pour dévoiler lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies une feuille de route en vue de la tenue d’élections, précise-t-on de même source.

La Libye n’a pas de constitution ni de loi électorale, et mettre les différents acteurs de la crise d’accord sur un cadre électoral légal sera un défi majeur, de même que la logistique du scrutin et sa sécurité.

Hani Amara avec John Irish à Paris; Henri-Pierre André pour le service français

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