September 1, 2017 / 2:26 PM / a year ago

Le Drian veut développer la «culture de l’exportation»

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a confirmé vendredi à Strasbourg sa volonté de développer en France une « culture de l’exportation » pour venir à bout d’un déficit commercial qui semble sur une pente ascendante en 2017. /Photo prise le 20 juin 2017/REUTERS/Sergei Karpukhin

STRASBOURG (Reuters) - Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a confirmé vendredi à Strasbourg sa volonté de développer en France une « culture de l’exportation » pour venir à bout d’un déficit commercial qui semble sur une pente ascendante en 2017.

Il entend mettre l’accent sur les petites et moyennes entreprises afin de porter le nombre des sociétés exportatrices de 125.000 à 200.000 en cinq ans.

“Nous n’avons pas la culture de l’exportation et je suis tout à fait déterminé à essayer, au cours des cinq ans qui viennent, d’inverser cette logique», a-t-il déclaré lors d’un discours pour l’inauguration de la 85e Foire européenne.

Les derniers chiffres du commerce extérieur publiés par les Douanes font apparaître un déficit de 34,4 milliards au premier semestre 2017, contre 23,0 milliards au cours du premier semestre 2016, année qui s’était soldée par un déficit de 48 milliards d’euros.

« Nous avons 125.000 entreprises qui sont exportatrices en France, c’est trois fois moins qu’en Allemagne et c’est beaucoup moins aussi qu’en Italie », a souligné le ministre en regrettant le sentiment selon lequel « seuls les grands groupes (seraient) concernés par les exportations ».

« Je souhaite que ce chiffre de 125.000 aboutisse à 200.000 à la fin du quinquennat », a-t-il affirmé en promettant un « guichet unique régional » pour accompagner les entreprises, notamment petites, vers l’international, et un « guichet unique » à l’arrivée, avec l’appui du réseau diplomatique.

Il a également promis, « par grandes filières », une « équipe France » chargée d’établir « un plan d’action et une stratégie de conquête ».

“Mais ce qui conditionne aussi la réussite de nos entreprises, c’est l’attractivité de notre pays”, a-t-il ajouté, citant l’ensemble des politiques économiques du gouvernement comme conditions nécessaires d’une inversion de tendance pour le commerce international.

Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet

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