September 1, 2017 / 9:26 AM / 2 years ago

Assad ne peut pas faire partie de la transition, dit le Drian

Le président syrien Bachar al Assad, qui a "assassiné une partie de son peuple", ne peut être la "solution" à la résolution du conflit ni faire partie de la transition politique, a déclaré vendredi Jean-Yves Le Drian. /Photo prise le 17 mai 2017/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - Le président syrien Bachar al Assad, qui a “assassiné une partie de son peuple”, ne peut être la “solution” à la résolution du conflit ni faire partie de la transition politique, a déclaré vendredi Jean-Yves Le Drian.

Les propos du chef de la diplomatie française semblent renouer avec la ligne traditionnelle de Paris dans le dossier syrien malgré l’”aggiornamento” revendiqué par Emmanuel Macron, qui avait déclaré qu’il ne voyait pas de “successeur légitime” à Bachar al Assad.

“On ne peut pas construire la paix avec Assad”, a dit Jean-Yves Le Drian sur RTL. “Il ne peut pas être la solution. La solution, c’est de trouver avec l’ensemble des acteurs un calendrier de transition politique, transition politique qui permettra d’aboutir à une nouvelle Constitution et des élections”.

“Et cette transition ne peut pas se faire avec Bachar al Assad qui a assassiné une partie de son peuple et qui a amené des millions de Syriens à quitter son territoire”, a-t-il ajouté.

La décision d’Emmanuel Macron de ne plus faire du départ du président syrien un “préalable à tout” faute de “successeur légitime” avait suscité l’inquiétude de l’opposition syrienne qui y a vu une volte-face dans ce conflit qui a fait plus de 300.000 morts et des millions de réfugiés.

Face à l’émoi suscité par son “aggiornamento”, le chef de l’Etat s’était employé à rassurer l’opposition syrienne début juillet en assurant que la France, soutien de la première heure, accompagnerait les “aspirations légitimes” du peuple syrien, sans plus de précisions.

Concernant la transition, il faut que les puissances régionales et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu s’accordent sur quatre points : l’interdiction des armées chimiques, l’accès humanitaire, le cessez-le-feu et la lutte contre les groupes “terroristes” internes, a souligné Jean-Yves Le Drian.

“Ceux qui sont d’accord avec ça doivent se retrouver et se regrouper” au sein du nouveau groupe de contact que Paris souhaite mettre en place, a-t-il ajouté. Il faut que “les pays qui veulent avancer dans cette direction se retrouvent et puissent imposer une transition politique qui passera par une nouvelle Constitution et des élections”.

“C’est ce qu’on va faire maintenant, avant même qu’on dise que Bachar al Assad s’en aille. On fait ça indépendamment car si on attend que les Syriens se mettent d’accord on va attendre très longtemps, il y aura encore des milliers de morts”, a-t-il ajouté.

John Irish, édité par Marine Pennetier

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