August 29, 2017 / 11:39 AM / a year ago

Macron condamne la "dictature" vénézuélienne, veut s'impliquer

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a fait part mardi de sa préoccupation face à ce qu’il a qualifié de “dictature” vénézuélienne et exprimé son souhait de travailler avec des acteurs régionaux et européens pour éviter “de nouvelles escalades, y compris régionales”.

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro. Emmanuel Macron a dénoncé mardi la "dictature" vénézuélienne et dit sa préoccupation sur la situation dans le pays et son souhait de travailler avec des acteurs régionaux pour éviter "de nouvelles escalades, y compris régionales". /Photo diffusée le 25 août 2017/REUTERS/Miraflores Palace

L’Assemblée constituante vénézuélienne, élue en juillet à la demande du président socialiste Nicolas Maduro, s’est arrogé le pouvoir législatif détenu par l’Assemblée nationale, où l’opposition est majoritaire.

Nicolas Maduro avait présenté l’élection de l’Assemblée constituante, boycottée par l’opposition, comme le seul moyen de résoudre la crise politique qui agite le pays, après quatre mois d’une vague de contestation qui a fait plus de 125 morts.

Devant les ambassadeurs de France réunis à l’Elysée, Emmanuel Macron a estimé que les Français ne comprenaient pas la “complaisance” de certains vis-à-vis du régime, visant sans le nommer le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et des membres de son parti.

“Qu’il me soit permis de dire combien est préoccupante la crise actuelle du Venezuela”, a-t-il dit. “Une dictature tente de se survivre au prix d’une détresse humanitaire sans précédent, de radicalisations idéologiques inquiétantes, alors même que les ressources de ce pays restent considérables.”

“Je souhaite réfléchir avec les gouvernements d’Amérique latine et d’Europe à la manière d’éviter de nouvelles escalades, y compris régionales”, a-t-il ajouté.

Jean-Luc Mélenchon, qui avait affiché son soutien au président en place, est resté silencieux sur le sujet depuis le début des affrontements.

L’ex-candidat à l’élection présidentielle n’a jamais caché que l’ancien président du Venezuela, Hugo Chavez, était pour lui une source d’inspiration, notamment s’agissant du concept d’assemblée constituante et de révolution par les urnes.

Après s’être montrés relativement discrets, plusieurs députés FI sont sortis de leur réserve début août, assurant que le régime de Nicolas Maduro n’était pas une “dictature”.

Jean-Baptiste Vey et Marine Pennetier, édité par Sophie Louet

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below