August 28, 2017 / 5:10 AM / 10 months ago

Entretien Macron-Erdogan sur la situation de Loup Bureau

PARIS (Reuters) - La situation du journaliste français Loup Bureau, détenu depuis fin juillet en Turquie, a fait l’objet d’un entretien téléphonique dimanche entre Emmanuel Macron et le président turc Recep Tayyip Erdogan.

La situation du journaliste français Loup Bureau, détenu depuis fin juillet en Turquie, a fait l'objet d'un entretien téléphonique dimanche entre Emmanuel Macron et le président turc Recep Tayyip Erdogan. /Photo prise le 25 mai 2017/REUTERS/Eric Feferberg

Le président français a demandé à son homologue turc “au-delà de l’amélioration obtenue des conditions de détention, sa libération rapide et son retour en France”, est-il précisé dans un communiqué diffusé en fin d’après-midi par l’Elysée.

D’après le texte diffusé par la présidence française, les deux présidents comptent “trouver, dans les meilleurs délais, une issue positive”, via une poursuite des contacts entre Paris et Ankara, également au niveau ministériel.

Quelques heures plus tôt, des syndicats de journalistes français (SNJ, SNJ-CGT et CFDT-Journalistes) ont appelé à une multiplication des actions de solidarité afin de “pousser la France, l’Europe, mais aussi l’Unesco, l’Onu à durcir le ton, pour amener Ankara à respecter les principes démocratiques”.

Au-delà du sort de Loup Bureau, placé à l’isolement et qui s’est vu refuser une demande de libération par les autorités turques, ces organisations rappellent que 160 journalistes turcs et kurdes sont en détention.

Etudiant en journalisme de 27 ans, Loup Bureau est détenu depuis son arrestation, le 26 juillet, en Turquie, où il est soupçonné de liens avec une organisation terroriste.

Selon l’agence de presse turque Anatolie, il a été arrêté alors qu’il entrait en Turquie depuis l’Irak via un point de passage sous le contrôle des miliciens kurdes syriens des Unités de protection du peuple (YPG).

Loup Bureau a déjà collaboré avec TV5 Monde, qui a diffusé en 2013 un de ses reportages consacré aux combattants des YPG.

Ces milices sont considérées par Ankara comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). La Turquie, les Etats-Unis et l’Union européenne classent le PKK parmi les organisations terroristes.

Myriam Rivet, édité par Jean-Philippe Lefief

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