August 24, 2017 / 9:57 AM / a year ago

L'opinion ne voit pas clairement où va Macron, prévient Bayrou

PARIS (Reuters) - François Bayrou, éphémère ministre de la Justice en mai et juin derniers, sort de son silence dans un entretien paru jeudi dans Le Point pour s’inquiéter du manque de “direction” de la politique menée par Emmanuel Macron.

François Bayrou, éphémère ministre de la Justice en mai et juin derniers, sort de son silence dans un entretien paru jeudi dans Le Point pour s'inquiéter du manque de "direction" de la politique menée par Emmanuel Macron. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Pour le maire MoDem de Pau (Pyrénées-Atlantiques), soutien du président pendant sa campagne électorale, la bienveillance exprimée par les Français à l’égard du nouveau chef de l’Etat à son arrivée à l’Elysée est fragile.

“L’opinion ne voit pas clairement la direction, le but, que l’on se fixe”, déclare François Bayrou.

“Une très grande partie de l’opinion publique fait crédit à Macron de sa nouveauté, de sa bonne volonté. Il y a ainsi un climat de bienveillance qui n’est pas une preuve d’engagement”, souligne l’ancien ministre.

François Bayrou déplore “l’atmosphère suscitée par la baisse des APL, la hausse de la CSG et, en même temps, certains avantages fiscaux pour les plus favorisés”, des mesures qui ont “fâché une partie des retraités et des fonctionnaires”.

Au Parlement, les 47 députés MoDem sont un soutien de poids pour les 314 élus de La République en marche, le mouvement d’Emmanuel Macron.

Selon Le Point, François Bayrou juge toutefois cette majorité, composée d’élus venus de tous horizons et souvent novices en politique, “fébrile” et en “manque de racines”.

Après avoir brigué à trois reprises la présidence de la République sous la bannière centriste, François Bayrou s’est rallié pendant la campagne à Emmanuel Macron, qui l’a nommé garde des Sceaux du premier gouvernement d’Edouard Philippe.

François Bayrou a quitté son ministère 35 jours plus tard, le 21 juin, en raison d’une enquête sur des soupçons d’emplois fictifs visant des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen.

Le président du MoDem a préparé la loi sur la moralisation de la vie publique adoptée début août sous la houlette de Nicole Belloubet, qui lui a succédé place Vendôme.

Elizabeth Pineau, édité par Emmanuel Jarry

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