August 23, 2017 / 6:41 PM / 10 months ago

Paris, Vienne, Prague, Bratislava proches sur le travail détaché

SALZBOURG (Reuters) - Le chancelier autrichien a fait état mercredi d’un accord entre son pays, la France, la République tchèque et la Slovaquie pour obtenir en octobre une révision de la directive sur le travail détaché avec des critères s’approchant des demandes françaises.

Le chancelier autrichien a fait état mercredi d'un accord entre son pays, la France, la République tchèque et la Slovaquie pour obtenir en octobre une révision de la directive sur le travail détaché avec des critères s'approchant des demandes françaises. "Au conseil européen d’octobre, nous voudrions obtenir une solution, un compromis", a dit Christian Kern (2e à droite) lors d’une conférence de presse avec le président français, Emmanuel Macron, et les Premiers ministres tchèque et slovaque, Bohuslav Sobotka (à droite) et Robert Fico (à gauche), après une rencontre à Salzbourg. /Photo prise le 23 août 2017/REUTERS/Heinz-Peter Bader

“Au conseil européen d’octobre, nous voudrions obtenir une solution, un compromis”, a dit Christian Kern lors d’une conférence de presse avec le président français, Emmanuel Macron, et les Premiers ministres tchèque et slovaque, Bohuslav Sobotka et Robert Fico, après une rencontre à Salzbourg.

“Il y aura trois points essentiels à résoudre. Tout d’abord une durée raisonnable du détachement de longue durée : ça doit être moins que les 24 mois qu’on a proposés au début.”

“Nous sommes tous convaincus que le principe du même salaire pour le même travail doit être respecté” et prêts à accroître la collaboration en matière de contrôle des fraudes, a ajouté le chancelier.

Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a promis de tout faire, avec la République tchèque, “pour que l’ensemble du groupe de Visegrad se joigne” à leurs positions”.

Les deux autres membres du groupe, Pologne et Hongrie, sont réticents à durcir les règles du travail détaché.

Emmanuel Macron, qui a commencé une tournée de trois jours pour rallier Tchèques, Slovaques, Roumains et Bulgares à sa volonté de mettre fin à la “trahison” que constitue selon lui le fonctionnement actuel du travail détaché, a salué la “bonne volonté” de la République tchèque et de la Slovaquie.

“Je suis satisfait des échanges d’aujourd’hui avec les avancées très concrètes sur le travail détaché”, a-t-il dit. “Nous sommes d’accord sur (les principaux) points, il nous reste à affiner les paramètres dans les semaines à venir pour trouver un compromis intelligent en octobre.”

Emmanuel Macron rencontrera jeudi à Bucarest le président et le Premier ministre roumains, Klaus Werner Iohannis et Mihai Tudose, et s’envolera dans la soirée pour Varna (Bulgarie), où il s’entretiendra vendredi avec le président et le Premier ministre, Roumen Radev et Boïko Borissov.

La France a rejeté en juin le projet de révision de la directive car il n’allait, selon elle, pas assez loin.

Paris souhaite limiter la durée du travail détaché à 12 mois, contre deux ans prévu aujourd’hui, et prendre toute les périodes de travail détaché en compte dans ce calcul.

La France veut aussi s’assurer que les travailleurs détachés perçoivent tous les éléments de rémunération obligatoires dans le pays d’accueil. Elle souhaite en outre renforcer la lutte contre la fraude et les abus, avec des sanctions effectives.

Jean-Baptiste Vey à Paris, avec François Murphy à Salzbourg, édité par Emmanuel Jarry

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