May 17, 2017 / 10:49 AM / a year ago

Perpétuité pour Francis Heaulme

STRASBOURG (Reuters) - Francis Heaulme a été de nouveau condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, mercredi, par la Cour d’assises de la Moselle qui le jugeait à Metz pour le meurtre de deux enfants, en 1986, a-t-on appris auprès du parquet général.

Une nouvelle peine de réclusion à perpétuité a été requise mercredi par l’avocat général de la cour d’assises de la Moselle à Metz contre Francis Heaulme, jugé pour le meurtre de deux enfants, en 1986. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé

La peine est conforme aux réquisitions de l’avocat général, Jean-Marie Beney. La défense demandait de son côté l’acquittement, au bénéfice du doute.

L’accusé a indiqué à son avocate, Me Liliane Glock, son intention de faire appel, a précisé le parquet.

En l’absence de preuve tangible et les scellés ayant été détruits dans cette affaire vieille de 31 ans, un faisceau de présomptions pesait sur le tueur en série de 58 ans, déjà condamné à sept reprises, dont deux fois à perpétuité.

Pour ces mêmes faits, Patrick Dils, âgé de 16 ans au moment des meurtres, avait été condamné à la réclusion à perpétuité en 1989 avant d’être innocenté en 2002 lors d’un procès en révision qui avait notamment pris en compte les éléments à charge contre Francis Heaulme.

Sa présence sur les lieux du crime est avérée et celui qu’on a surnommé le “routard du crime” a reconnu avoir vu ce jour-là les deux enfants qui lui auraient jeté des pierres depuis un talus sur lequel ils jouaient à Montigny-lès-Metz.

Lors de la nouvelle enquête ayant conduit à l’acquittement de Patrick Dils, les gendarmes avaient par ailleurs relevé la “quasi-signature criminelle” du tueur en série, dont l’utilisation des pierres pour tuer, son hospitalisation en psychiatrie après la date des meurtres, ou le fait qu’une des petites victimes avait été retrouvée avec le pantalon baissé.

Francis Heaulme a décrit ce qui semble être la scène de crime au gendarme Jean-François Abgrall, après son arrestation en 1992, et aurait également avoué le double meurtre à un codétenu qui en a témoigné devant la cour d’assises.

Il a toutefois nié en être l’auteur tout au long des trois semaines du procès.

Les corps d’Alexandre Beckrich et de Cyril Beining, deux garçons de huit ans, avaient été retrouvés dans la soirée du 28 septembre 1986 le crâne fracassé à coups de pierre sur le talus d’une voie ferrée proche de leur domicile, dans la banlieue de Metz.

Gilbert Reilhac, édité par Jean-Stéphane Brosse

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