May 15, 2017 / 5:01 PM / a year ago

Edouard Philippe entre à Matignon en "homme de droite"

PARIS (Reuters) - Edouard Philippe s’est présenté lundi en “homme de droite” dans sa première déclaration après sa nomination à Matignon par le président Emmanuel Macron qui s’efforce de rassembler au-delà du traditionnel clivage politique dans l’espoir d’obtenir une majorité aux élections législatives des 11 et 18 juin.

Edouard Philippe s'est présenté lundi en "homme de droite" dans sa première déclaration après sa nomination à Matignon par le président Emmanuel Macron qui s'efforce de rassembler au-delà du traditionnel clivage politique dans l'espoir d'obtenir une majorité aux élections législatives des 11 et 18 juin. /Photo prise le 15 mai 2017/REUTERS/Charles Platiau

Lors de la passation de pouvoir avec son prédécesseur socialiste Bernard Cazeneuve, le député Les Républicains (LR) a également rendu hommage à l’ex-Premier ministre et candidat malheureux à la primaire de la droite Alain Juppé, dont il a “beaucoup appris”.

“Vous avez dit que vous étiez un homme de gauche”, a-t-il lancé à Bernard Cazeneuve, élu de Normandie.

“Je n’avais pas (...) de doute là-dessus. Il se trouve que je suis moi-même un homme de droite, ce qui ne vous surprendra pas je le sais”, a-t-il dit, déclenchant les rires du personnel de Matignon.

“Et pourtant comme vous je sais (...) que nous avons l’un pour l’autre de l’estime et nous savons que l’intérêt général doit guider l’engagement des élus, des agents de l’Etat et de nos concitoyens”, a-t-il souligné.

Le maire du Havre a repris à son compte des références citées par Bernard Cazeneuve dans son discours - Léon Blum et Pierre Mendès France - y ajoutant le général de Gaulle et Georges Clemenceau, “ce qui nous permettrait d’aboutir à un équilibre au fond très français, peut-être violemment modéré mais à mon avis terriblement conquérant.”

Bernard Cazeneuve, passé pendant le quinquennat de François Hollande par trois ministères (Affaires européennes, Bercy, Intérieur) avant de rejoindre Matignon en décembre dernier, a exprimé son sentiment “de fierté d’avoir pu servir” son pays.

“Si on veut montrer la direction, il faut savoir quels sont ses héritages, dont on est comptable”, a-t-il dit.

Si rien n’a filtré sur son avenir en politique, l’ancien Premier ministre devrait, selon son entourage, s’engager activement dans la bataille des législatives que le Parti socialiste, laminé par la présidentielle, aborde en ordre dispersé.

Jean-Baptiste Vey et Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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