September 30, 2016 / 10:47 AM / in 2 years

Rencontre entre les syndicats d'Alstom et le gouvernement mardi

PARIS (Reuters) - Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, a annoncé vendredi qu’il rencontrerait mardi les syndicats d’Alstom et la direction du groupe pour faire des propositions pour le sauvetage du site de Belfort.

Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, rencontrera le 4 octobre les syndicats d'Alstom pour évoquer avec eux les pistes possibles pour le sauvetage du site de Belfort. /Photo prise le 16 septembre 2016/REUTERS/Jacky Naegelen

La réunion aura lieu dans la matinée à Belfort et une conférence de presse se tiendra à l’issue de la rencontre.

“Je rendrai compte des propositions dans une réunion de travail”, a déclaré à Reuters Christophe Sirugue.

Alstom a fait savoir qu’un comité d’entreprise de groupe au niveau européen, qui devait avoir lieu le même jour pour examiner les projets de la direction et du gouvernement, avait été reporté à une date ultérieure, sans autre précision.

Manuel Valls a pressé jeudi Alstom de faire “les investissements nécessaires”, alors qu’une solution tarde à se dégager des négociations entre le gouvernement et la direction du groupe pour sauver Belfort.

Le Premier ministre a déclaré au Sénat que le gouvernement présenterait ses propositions “dans les prochains jours”.

L’enjeu de ces négociations menées par Christophe Sirugue dépasse largement le sort du site de Belfort et des quelque 400 emplois qui y sont menacés.

La direction d’Alstom a annoncé le 7 septembre son intention de transférer en Alsace son usine de Belfort, spécialisée dans la production de motrices, faute de commandes suffisantes.

A sept mois de l’élection présidentielle, le gouvernement veut éviter que cela ne devienne un nouveau Florange, où la fermeture de hauts-fourneaux est jugée par une partie de la gauche comme un symbole de l’impuissance du pouvoir socialiste.

Christophe Sirugue a précisé mercredi à l’Assemblée nationale qu’il poursuivait un triple objectif dans ses échanges avec les acteurs de la filière ferroviaire : donner de la visibilité à Alstom en matière de commandes publiques, combler le “trou” de son carnet de commandes pour les années à venir et diversifier l’activité du site de Belfort.

L’Etat dispose jusqu’à octobre 2017 de 20% des actions d’Alstom mises à sa disposition par le groupe Bouygues BOUY.PA et donc d’autant de droits de vote.

Mais lors de son audition, mardi, par la commission des affaires économiques de l’Assemblée, le PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, s’est montré relativement peu réceptif aux arguments du gouvernement.

Il a dit ne pas voir “d’issue structurelle” aux problèmes du site de Belfort et émis des doutes sur la possibilité de convaincre la SNCF ou la RATP de passer de nouvelles commandes dans le seul but de remplir les carnets de commande d’Alstom.

“J’ai trop conscience de la difficulté du transport ferroviaire en France pour aller forcer des commandes de trains qui iraient rouiller dans des placards”, a-t-il expliqué.

Il a estimé que l’avenir d’Alstom résidait dans les exportations, qui supposent de plus en plus souvent une production hors du territoire français.

Emmanuel Jarry, avec Gilbert Reilhac à Strasbourg et Dominique Vidalon à Paris, édité par Yves Clarisse

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