August 3, 2016 / 5:41 AM / 2 years ago

François Hollande évoque le risque autoritaire pour 2017

PARIS (Reuters) - François Hollande a évoqué le risque autoritaire dans la perspective d’une campagne présidentielle qui sera fortement marquée par la menace terroriste.

François Hollande a évoqué le risque autoritaire dans la perspective d'une campagne présidentielle qui sera fortement marquée par la menace terroriste. "On voit bien que la tentation autoritaire existe et qu'elle peut saisir les opinions publiques parfois troublées, en se disant qu'il vaut mieux une autorité qu'un risque", a-t-il dit en aparté à des journalistes, mardi, lors d'une rencontre avec l'Association de la presse présidentielle. /Photo prise le 25 juillet 2016/REUTERS/Ian Langsdon/Pool

Face à une opinion bouleversée et un débat politique envenimé par les récents attentats de Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray, le président de la République a répété qu’il fallait répondre à cette violence par la démocratie et l’Etat de droit.

“On voit bien que la tentation autoritaire existe et qu’elle peut saisir les opinions publiques parfois troublées, en se disant qu’il vaut mieux une autorité qu’un risque”, a-t-il dit en aparté à des journalistes, mardi, lors d’une rencontre avec l’Association de la presse présidentielle.

“La démocratie suppose que l’autorité soit exercée mais entre l’autorité et un régime autoritaire, c’est une différence non pas de degré mais de nature”, a-t-il ajouté, alors que les sondages prédisent un bon score du Front national en 2017.

Avec les attentats, “c’est la démocratie qui est à l’épreuve, comment répondre aux actes terroristes ?”, s’est interrogé le chef de l’Etat.

Il a de nouveau répondu aux critiques des Républicains, qui demandent d’encore renforcer l’arsenal sécuritaire.

“Si à chaque attentat on dit ‘il faut une loi de plus’, mais jusqu’où va-t-on aller ?”, a-t-il dit.

Protéger les Français est la priorité, a-t-il poursuivi, “mais nous devons aussi faire que la démocratie soit la réponse et que nous trouvions en nous-mêmes et dans nos textes la capacité de rester dans ce qu’on appelle l’Etat de droit”.

“Voilà l’enjeu de ce qui va être les prochains débats, bien avant même l’élection présidentielle, et ce sujet est déjà saisi par un certain nombre de candidats ou de candidats possibles”, a-t-il souligné. “La démocratie, c’est aussi la grande question par rapport à la tentation autoritaire que l’on voit surgir.”

Candidat potentiel à sa réélection, le chef de l’Etat a fait l’éloge du débat politique, estimant “qu’il n’y a pas de démocratie sans politique”.

“Faire de la politique autrement ? Comme si ça existait...”, a-t-il par ailleurs jugé.

Elizabeth Pineau et Jean-Baptiste Vey, édité par Simon Carraud

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