July 15, 2016 / 6:47 PM / 2 years ago

"On ne veut plus de cela", dit Nicolas Sarkozy à Nice

NICE (Reuters) - “On ne va pas tous les six mois revenir pour pleurer des victimes”, a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy à Nice, soulignant que le moment viendrait après le deuil de “dire les choses”.

"On ne va pas tous les six mois revenir pour pleurer des victimes", a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy à Nice, soulignant que le moment viendrait après le deuil de "dire les choses". L'ancien président de la République a assisté à une messe en hommage aux victimes de l'attentat de la Promenade des Anglais, qui a fait au moins 84 morts, en la cathédrale Sainte-Réparate. /Photo prise le 15 juillet 2016/REUTERS/Pascal Rossignol

L’ancien président de la République a assisté à une messe en hommage aux victimes de l’attentat de la Promenade des Anglais, qui a fait au moins 84 morts, en la cathédrale Sainte-Réparate.

“Des femmes, des enfants, ici à Nice, des gens qui venaient profiter d’un moment de fête ont été martyrisés, assassinés d’une façon intolérable”, a déclaré à des journalistes le président des Républicains au sortir de la cathédrale.

“On ne va pas tous les six mois revenir pour pleurer des victimes, ça c’est pas possible, donc il y a un moment qui va venir bientôt, où il va falloir dire les choses, non pas pour les dire mais pour les faire”, a dit le probable candidat à l’investiture présidentielle à droite.

“Quand je suis passé, (...) il y avait encore des corps sur la promenade de Anglais. On ne veut plus de cela, on n’en veut plus”, a-t-il souligné aux côtés notamment des élus LR Christian Estrosi et Eric Ciotti.

“Ce n’est pas le moment de parler des moyens de protéger, ni de dire tout ce qu’il y a à dire sur ce qui s’est passé”, a-t-il répondu à un journaliste qui l’interrogeait à propos de la relance du débat politique sur le dispositif de sécurité en France.

Invité sur France 2 quelques heures plus tard, Manuel Valls a adressé une mise en garde face aux tentatives de division et a appelé à “faire bloc”.

“Que cherchent les terroristes ? A nous diviser”, a dit le Premier ministre. “Et ceux qui ne sont pas à la hauteur du moment, de la peine et de la douleur des victimes, des familles, de leurs proches, ne rendent pas service à leur pays”.

“Le grand défi pour la France, pas des prochaines semaines pas pour des vaines polémiques à l’occasion d’une primaire ou de l’élection présidentielle, c’est la question de la radicalisation de notre société qui fait que des centaines d’individus ont succombé ou peuvent succomber”, a-t-il ajouté.

Sophie Louet et Gérard Bon avec Reuters TV, édité par Marine Pennetier

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