July 9, 2016 / 1:27 PM / 2 years ago

Hollande prône la "fermeté" et le "dialogue" avec la Russie

VARSOVIE (Reuters) - François Hollande a prôné samedi à Varsovie, au sommet de l’Otan, un mélange de dialogue et de fermeté envers la Russie, qui s’inquiète des décisions de l’Alliance atlantique à son égard.

François Hollande a prôné samedi à Varsovie, au sommet de l'Otan, un mélange de dialogue et de fermeté envers la Russie, qui s'inquiète des décisions de l'Alliance atlantique à son égard. /Photo prise le 9 juillet 2016/REUTERS/Kacper Pempel

Deux ans après l’invasion de la Crimée par Moscou, en mars 2014, les 28 membres de l’Alliance ont notamment décidé de déployer des bataillons dans les pays baltes et la Pologne, qui craignent une agression de leur voisin russe.

“Nous devons, avec la Russie, faire preuve de fermeté quand c’est nécessaire, et ça a été nécessaire, et en même temps de dialogue”, a dit le président français devant la presse.

“C’est la fermeté qui permet le dialogue et c’est le dialogue qui permet ensuite de trouver des solutions.”

En réponse aux irritations de Moscou, le chef de l’Etat a rappelé que la consolidation de la défense antimissile décidée par l’Alliance “ne concerne pas la Russie”.

“La posture de l’Alliance est strictement défensive, l’Otan ne se cherche pas d’ennemis”, a-t-il insisté. “Elle ne menace aucun pays”.

Alors que le Royaume-uni s’apprête à quitter l’Union européenne, François Hollande a de nouveau défendu l’idée d’une défense à l’échelle du continent, en complément de l’Alliance atlantique.

“Une défense européenne séparée de l’Otan n’aurait aucun sens”, a-t-il dit. “Il est important que l’UE et l’Otan puissent travailler en bonne intelligence et en pleine coopération.”

Le sommet de Varsovie était le dernier du président américain, Barack Obama, à quelques mois de l’élection présidentielle américaine de novembre.

Ces élections “ne doivent pas remettre en cause le lien transatlantique” entre l’Europe et les Etats-Unis, a dit François Hollande, qui a déjà par le passé dit son inquiétude de voir le républicain Donald Trump accéder à la Maison Blanche.

Elizabeth Pineau, édité par Emmanuel Jarry

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