June 1, 2016 / 5:31 AM / 2 years ago

Pour Laurent Berger, la CGT traite les salariés comme des mineurs

PARIS, (Reuters) - La CGT s’est fait “déborder par ses courants gauchistes” dans la contestation de la loi Travail, qui est une réforme importante pour les droits des salariés dans l’entreprise, déclare le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.

Selon le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, la CGT s'est fait "déborder par ses courants gauchistes" dans la contestation de la loi Travail, qui est une réforme importante pour les droits des salariés dans l'entreprise. Il ajoute que des organisations syndicales comme la CGT et FO "considèrent que les salariés sont des êtres mineurs et que l’on peut continuer de mentir." /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier

Dans une interview publiée mercredi dans Le 1, il s’en prend aussi au gouvernement “qui a multiplié les erreurs dans la phase de préparation du texte et a ensuite manqué de pédagogie”.

“De l’autre côté, vous avez des organisations syndicales comme la CGT et FO qui considèrent que si l’on donne du pouvoir aux salariés par l’intermédiaire de leurs représentants syndicaux dans les entreprises, c’est une mauvaise chose”, a ajouté Laurent Berger. “Elles considèrent que les salariés sont des êtres mineurs et que l’on peut continuer de mentir.”

Il évoque le “surmoi gauchiste extrêmement important” de la gauche parmi les causes du mouvement actuel.

“Il y a une dérive. La CGT se fait déborder par des courants gauchistes”, dit-il. “Pour notre part, nous avons décidé de ne pas nous laisser embarquer. Nous assumons que le monde change, que cela nous plaise ou non.”

“Le syndicalisme est à la croisée des chemins. Soit il se recentre sur les lieux de travail, l’entreprise, l’administration, là où se trouvent les travailleurs – ce que permet cette loi en renforçant le fait syndical, contrairement à ce qui est dit –, soit il considère que son action est avant tout une caisse de résonance politique et qu’il n’a pas de rôle à jouer pour améliorer la situation concrète des salariés”, a ajouté le dirigeant syndical.

“Aujourd’hui, c’est un comble, on ne demande des comptes qu’à ceux qui s’engagent, qui proposent. Le salaud, le traître, c’est moi, ce n’est pas Philippe Martinez (le dirigeant de la CGT-NDLR) en ce moment !”

Yves Clarisse

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