May 31, 2016 / 2:58 PM / 2 years ago

Emmanuel Macron devra s'acquitter de l'ISF

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron estimait ne pas être redevable de l’impôts de solidarité sur la fortune (ISF) mais les vérifications fiscales déclenchées après sa nomination au gouvernement ont débouché sur une réévaluation du patrimoine de son couple, écrit mardi le site d’informations Mediapart.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron estimait ne pas être redevable de l’impôts de solidarité sur la fortune (ISF) mais les vérifications fiscales déclenchées après sa nomination au gouvernement ont débouché sur une réévaluation du patrimoine de son couple, écrit mardi le site d'informations Mediapart. /Photo prise le 10 mai 2016/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Affirmant être en conformité avec l’administration fiscale, le ministre de l’Economie a dénoncé une volonté de le déstabiliser.

“Ces derniers jours et ces dernières semaines, il y a un emballement sur à peu près tous les sujets pour essayer soit de me déstabiliser, soit de me fragiliser, soit penser, sans doute salir l’action qui est la mienne”, a-t-il dit à la presse lors d’un déplacement dans le Nord.

“Donc bon courage à ceux qui tentent cela, bonne chance. Parce que cela ne m’arrêtera pas, cela ne fait que conforter ma détermination à renouveler l’offre politique et à changer la vie politique”, a ajouté le fondateur du mouvement “En Marche !”, dont on ignore les intentions pour la présidentielle de 2017.

La situation fiscale d’Emmanuel Macron “est tout à fait régulière, toutes les déclarations devant être faites ont été effectuées”, avait auparavant précisé son entourage.

À l’issue de discussions avec le fisc, en particulier sur la valeur de la demeure de son épouse au Touquet, Emmanuel Macron a finalement admis qu’il devait payer l’ISF dont le seuil est de 1,3 million d’euros (d’actifs nets taxables), précise pour sa part Mediapart.

Il a déposé une déclaration rectificative pour les années 2013 et 2014, ajoute-t-il.

Le barème de l’ISF étant faible sur les premières tranches du patrimoine, le rattrapage pourrait toutefois rester inférieur à 10.000 euros, intérêts ou pénalités compris, selon Mediapart.

D’autres ministres de François Hollande n’ont pas caché qu’ils payaient ou avaient payé l’ISF, sans le contester. Mais Emmanuel Macron a critiqué en avril dernier l’efficacité de cet impôt dans la revue “Risques”.

“Si on a une préférence pour le risque face à la rente, ce qui est mon cas, il faut préférer la taxation sur la succession aux impôts de type ISF”, avait-il déclaré.

Son entourage avait précisé le lendemain que le ministre n’avait pas parlé d’une suppression de l’ISF, mais d’une préférence pour l’impôt sur les successions.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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