May 14, 2016 / 1:17 PM / 2 years ago

Démission du responsable chargé des réformes de la FIFA

MEXICO (Reuters) - Domenico Scala, un homme d’affaires suisse désigné pour mener des réformes à la FIFA, la Fédération internationale de football minée par les scandales de corruption, a démissionné samedi de son poste, jugeant que la commission d’audit et de conformité qu’il préside avait perdu son indépendance.

Domenico Scala, un homme d'affaires suisse désigné pour mener des réformes à la FIFA, la Fédération internationale de football minée par les scandales de corruption, a démissionné samedi de son poste, jugeant que la commission d'audit et de conformité qu'il préside avait perdu son indépendance. /Photo prise le 2 juin 2015/REUTERS/Ruben Sprich

Une résolution votée vendredi, par 186 voix contre une, lors du Congrès de la FIFA à Mexico, donne au Conseil de l’instance le pouvoir de nommer ou de limoger les membres de ses commissions indépendantes, comme la commission d’audit ou la commission d’éthique.

Le Conseil, qui a remplacé l’ancien comité exécutif et qui est dirigé par le président de la FIFA Gianni Infantino, s’arroge ainsi la possibilité de remercier le président de la chambre de jugement de la commission d’éthique Hans-Joachim Eckert, le président de la chambre d’instruction de la commission d’éthique Cornel Borbely, ou Domenico Scala lui-même.

La FIFA a toutefois assuré que ces commissions resteraient indépendantes et regretté que Domenico Scala ait “mal interprété l’objectif de cette décision”, qui permettra de nommer de nouveaux membres pendant que le système des commissions sera restructuré dans le courant de l’année.

Auparavant, les membres des commissions ne pouvaient être limogés que par le Congrès, qui se tient chaque année et réunit les 211 associations membres de la Fédération.

La commission d’éthique, qui a été réorganisée en 2012, a mené des enquêtes qui ont abouti à la suspension d’une douzaine de hauts responsables de la Fédération pour violation de l’éthique, parmi lesquels l’ancien président Sepp Blatter ou l’ex-secrétaire général Jérôme Valcke.

La nouvelle règle, estime Domenico Scala, “fragilise un pilier essentiel pour la bonne gouvernance de la FIFA”.

“Il sera ainsi possible pour le Conseil d’entraver à tout moment des enquêtes visant des membres (de la FIFA), en limogeant les membres responsables de la commission ou en les soumettant via la menace d’un limogeage”, poursuit-il.

Cornel Borbely et Hans-Joachim Eckert ont en revanche estimé que la décision de la FIFA n’aurait aucun impact sur leur travail. “Les deux chambres continueront d’exercer leur travail en toute indépendance”, ont-ils dit.

Brian Homewood; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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