May 4, 2016 / 12:22 PM / 2 years ago

Rassembler, priorité désormais de Trump pour affronter Clinton

INDIANAPOLIS, Indiana (Reuters) - Donald Trump, avec sa nette victoire mardi dans l’Indiana qui a mis fin aux espoirs de Ted Cruz, son plus proche rival, est désormais assuré d’obtenir l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine.

Donald Trump, avec sa nette victoire mardi dans l'Indiana qui a mis fin aux espoirs de Ted Cruz, son plus proche rival, est désormais assuré d'obtenir l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine. Le milliardaire new-yorkais va désormais pouvoir se focaliser sur son duel du 8 novembre avec Hillary Clinton, qui semble elle aussi assurée de l'emporter côté démocrate. /Photo prise le 3 mai 2016/REUTERS/Lucas Jackson

Jugée rédhibitoire au début des primaires, sa véhémence a finalement séduit et renforcé son statut d’anticonformiste étranger au sérail politique.

Le milliardaire new-yorkais va désormais pouvoir se focaliser sur son duel du 8 novembre avec Hillary Clinton, qui semble elle aussi assurée de l’emporter côté démocrate, malgré la belle résistance de Bernie Sanders, vainqueur dans l’Indiana.

“Ce ne sera pas une grande présidente. Ce ne sera pas une bonne présidente. Ce sera une mauvaise présidente. Elle ne comprend rien au commerce”, a affirmé Donald Trump, fidèle à son style sans nuances, immédiatement après son succès de mardi.

La première de ses priorités sera toutefois de rassembler un Parti républicain profondément divisé par sa personnalité, ses propos sexistes ou ses propositions radicales concernant l’immigration.

Sa cote a déjà commencé à se redresser au sein du Grand Old Party, dont les partisans lui sont acquis à 53%, selon un récent sondage Reuters-Ipsos.

Ted Cruz avait quant à lui le soutien de 25% des personnes interrogées qui se disent décidées à voter républicain et John Kasich, dernier adversaire de Donald Trump, est crédité de 16%. Bien que les jeux soient faits, le gouverneur de l’Ohio entend rester dans la course jusqu’à la primaire de Californie, le 7 juin.

UN CHOIX BINAIRE

Dans les intentions de vote pour le 8 novembre, Hillary Clinton devance toutefois le magnat de l’immobilier de dix points, selon la même enquête, dont la marge d’erreur est évaluée à 5%.

“Nous devons tous nous unir et nous mobiliser” pour battre Clinton, lance Reince Priebus, président de la Commission nationale républicaine, sur Twitter.

Dans un autre sondage Reuters-Ipsos réalisé en avril, 38% des partisans de Ted Cruz se disaient prêts à opter pour Donald Trump en cas de retrait de leur favori, mais 21% lui préféraient l’ex-First Lady et 40% refusaient de choisir.

Lanhee Chen, conseiller de Marco Rubio qui s’est retiré de la course à l’investiture à la mi-mars, a évoqué mardi soir l’entrée en lice d’un troisième candidat.

“Les résultats de ce soir soulignent l’urgence et la nécessité d’une alternative provenant d’un troisième parti. Ses chances dépendront de qui les défendra”, a-t-il tweeté.

D’autres ténors du camp conservateur comme Bobby Jindal, gouverneur de Floride, lui-même en lice jusqu’en novembre, se sont ralliés bon gré mal gré à l’homme d’affaires.

“C’est désormais un choix binaire, Trump ou Clinton. Je vote Trump”, a-t-il déclaré sur l’antenne de Fox News.

Avec Steve Holland, Megan Casella et Chris Kahn, Jean-Philippe Lefief pour le service français

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