April 30, 2016 / 10:12 AM / 3 years ago

Nicolas Sarkozy veut abroger l'objectif 50% d'énergie nucléaire

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy promet dans le Journal du Dimanche d’abroger l’objectif de réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production électrique française à l’horizon 2025, s’il revient au pouvoir en 2017.

Dans une interview au JDD, Nicolas Sarkozy estime que la fermeture de la centrale de Fessenheim, à laquelle François Hollande, s'est engagé, est une "erreur historique". /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler

Cet objectif figure dans la loi de transition énergétique de 2015.

“En cas d’alternance, nous abrogerons l’objectif de ramener à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité en France”, déclare l’ancien chef de l’Etat dans une interview publié par l’hebdomadaire, qui paraît exceptionnellement samedi en raison de la fête du 1er mai.

“Il n’y a simplement aucune alternative crédible à l’énergie nucléaire. Il faut donc maintenir le parc actuel et investir pour développer une nouvelle génération de centrales.”

Le président du parti Les Républicains (LR), qui ne fait pas mystère de son intention de représenter la droite à la prochaine élection présidentielle, estime que la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), à laquelle son successeur socialiste, François Hollande, s’est engagé, est une “erreur historique”.

Il dit croire aux énergies renouvelables mais craindre “qu’à force de subventionner ce secteur, on finisse par complètement déstabiliser l’ensemble du marché de l’énergie”.

“Il faut aider les énergies renouvelables mais pas créer les conditions d’une économie artificielle, ce qui est en train de se passer aujourd’hui”, dit Nicolas Sarkozy, à quatre jours d’une convention de LR consacrée à l’énergie.

Il reproche au passage aux Allemands de subventionner les énergies renouvelables comme l’éolien ou le solaire, ce qui déstabilise selon lui les prix de l’énergie, tout en rouvrant des mines de charbon.

“On va se retrouver dans une situation où nous recevrons toutes les pollutions venues des centrales à charbon allemandes alors que nous, nous fermerons la centrale de Fessenheim qui n’émet pas de gaz à effet de serre”, fait-il valoir.

Nicolas Sarkozy plaide par ailleurs pour l’organisation d’une conférence annuelle sur la démographie mondiale, sur le modèle des conférences climat centrées sur la lutte contre le réchauffement climatique (COP).

Les conséquences de l’augmentation du nombre d’habitants de la planète sont “centrales” pour ses “grands équilibres”, dit l’ancien chef de l’Etat, selon qui cette conférence devrait mesurer les “évolutions démographiques continent par continent”.

Il se dit opposé, en l’état actuel des choses, à la signature d’un traité de libre-échange transatlantique entre l’Union européenne et les Etats-Unis.

Il souhaite que les négociations avec l’administration américaine, côté européen, ne relèvent plus du commissaire au Commerce mais de la présidence de l’Union européenne.

Enfin, face au risque de sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, il souhaite un nouveau traité “pour refonder le projet européen”, avec “moins de compétences communautaires”.

“Je propose de faire du Brexit, ou du risque du Brexit, la chance d’une refondation du projet européen”, dit-il.

Emmanuel Jarry

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