April 30, 2016 / 9:47 AM / 2 years ago

Progression des modérés au second tour des législatives en Iran

DUBAI (Reuters) - Les candidats modérés alliés au président Hassan Rohani sont arrivés en tête du second tour des élections législatives en Iran, montrent des résultats provisoires publiés samedi, sans pour autant être en position de remporter la majorité absolue au Parlement.

Bureau de vote à Shiraz. Selon les résultats estimés samedi par les agences de presse iraniennes, les candidats modérés alliés au président Hassan Rohani sont arrivés en tête du second tour des élections législatives, sans pour autant être en position de remporter la majorité absolue au Parlement. /Photo prise le 29 avril 2016/REUTERS/Farsnews.com

Les conservateurs devraient donc conserver un poids important au Majlis, susceptible de limiter les réformes économiques et sociales voulues par le chef de l’Etat.

Les Iraniens devaient élire vendredi 68 députés dans les circonscriptions où les candidats n’ont pas obtenu 25% des suffrages exprimés au premier tour, le 26 février. L’assemblée iranienne compte 290 sièges.

Selon les résultats diffusés samedi par l’agence de presse Isna, les “réformistes”, nom donné aux alliés du président, ont remporté 34 sièges, les indépendants en ont obtenu 22 et les conservateurs seulement sept. Le dépouillement se poursuivait dans cinq circonscriptions. Tous les résultats doivent être validés par le Conseil des gardiens.

Au premier tour, selon un décompte effectué par Reuters, les modérés ont remporté 90 sièges, les conservateurs 112 et les indépendants 29. Ces chiffres sont approximatifs parce qu’en Iran, les affiliations à un parti ne sont pas fixes. Certains candidats étaient soutenus par les deux camps.

Si les résultats estimés samedi se confirment, ni les modérés ni les conservateurs n’auront à eux seuls la majorité de 146 élus au Majlis, ce qui donnera un poids important aux indépendants pour déterminer l’équilibre du pouvoir.

La nouvelle assemblée se réunira le 27 mai.

Elu en 2013 sur la promesse de mettre fin à l’isolement de l’Iran, Hassan Rohani a vu ses soutiens croître depuis l’accord nucléaire avec les grandes puissances conclu en juillet dernier, qui a permis la levée des sanctions internationales en janvier.

Mais les conservateurs continuent d’exercer une forte influence par le biais d’un certain nombre d’institutions, de la justice au Conseil des gardiens, en passant par divers services de sécurité.

“C’est un Parlement qui travaillera peut-être un peu plus efficacement avec Rohani, et sera moins hostile que le précédent”, estime Sanam Vakil, chercheuse au groupe d’études britannique Chatham House.

“Je ne pense cependant pas que les députés soutiendront le président sur toutes les réformes sociales ou culturelles, ou sur toute libéralisation susceptible de défier les conservateurs sur le terrain sociétal ou culturel. Ce sera au cas par cas.”

Sur le plan économique, le gouvernement pourrait bénéficier d’une plus grande marge de manoeuvre pour faire passer des réformes et peut-être mettre la touche finale à un modèle de contrat pétrolier attendu depuis longtemps par les compagnies pétrolières pour investir en Iran.

Sam Wilkin; Danielle Rouquié et Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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