April 22, 2016 / 8:22 AM / 3 years ago

Barack Obama appelle les Britanniques à ne pas quitter l'UE

LONDRES (Reuters) - Barack Obama a recommandé vendredi aux électeurs britanniques de se prononcer en faveur du maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne afin de garantir leur place dans le monde et la solidité du bloc.

Le couple Obama reçu par la reine Elizabeth II et le prince Philip, au château de Windsor. A deux mois du référendum du 23 juin, la venue du président américain, arrivé jeudi soir à Londres, est placée sous le signe de l'avenir européen de la Grande-Bretagne dont la place dans l'Union rend selon lui le monde plus sûr, plus prospère et plus à même de combattre le terrorisme. /Photo prise le 22 avril 2016/REUTERS/Kevin Lamarque

A deux mois du référendum du 23 juin, la venue du président américain, arrivé jeudi soir à Londres, est placée sous le signe de l’avenir européen de la Grande-Bretagne dont la place dans l’Union rend selon lui le monde plus sûr, plus prospère et plus à même de combattre le terrorisme.

“La question du maintien ou non du Royaume-Uni dans l’UE relève de la décision des électeurs britanniques (...) Cela dit, je dirai avec la franchise d’un ami que l’issue de votre décision est un sujet de profond intérêt pour les Etats-Unis”, écrit-il dans une tribune que le Telegraph a mise en ligne peu après son arrivée.

“L’Union européenne ne modère pas l’influence britannique, elle la magnifie”, ajoute-t-il.

Barack Obama, qui a été reçu à déjeuner avec son épouse Michelle par la reine Elizabeth au château de Windsor, s’est ensuite entretenu avec le Premier ministre David Cameron, chef de file du camp du “In”, avant une conférence de presse.

“Lorsque nous voyons des alliés et partenaires venir du monde entier plaider la cause du maintien du Royaume-Uni dans l’UE et évoquer la manière dont cela amplifie notre influence dans le monde, nous pensons que ce sont là des arguments importants à entendre”, a commenté une porte-parole de Cameron.

La prise de position du président américain n’a pas été en revanche du goût des partisans d’une sortie de l’Union, à l’image du maire conservateur de Londres, Boris Johnson, qui a dit ne pas avoir de leçon à recevoir des Américains sur la question de l’appartenance au bloc communautaire.

“De la part des Etats-Unis, nous dire, au Royaume-Uni, que nous devons renoncer à une part si importante de notre démocratie, c’est un exemple saisissant du principe du ‘faites ce que je dis, pas ce que je fais’”, a écrit Boris Johnson dans le Sun. “C’est incohérent, contradictoire, et, oui, tout à fait hypocrite”, a-t-il ajouté.

Johnson a également déclenché une polémique en estimant que les racines partiellement kényanes d’Obama, né d’un père kényan, expliquaient son “aversion ancestrale de l’Empire britannique”. L’opposition travailliste a dénoncé une sortie raciste. Aucune réaction n’est venue de la délégation américaine.

Jeudi, Nigel Farage, un autre partisan du Brexit, recommandait au président américain de “s’occuper de ses fesses”. “C’est une ingérence malvenue de la part du président américain le plus anti-britannique qui ait jamais été. Fort heureusement, il ne restera plus longtemps en poste”, a-t-il déclaré à Reuters.

Roberta Rampton et Sarah Young; Nicolas Delame et Henri-Pierre André pour le service français

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