April 15, 2016 / 4:51 PM / 2 years ago

Les députés débattent de la destitution de Dilma Rousseff

BRASILIA (Reuters) - Le ministre brésilien de la Justice a adressé vendredi une mise en garde au Congrès en estimant qu’un vote en faveur de la destitution de la présidente Dilma Rousseff marquerait une rupture sans précédent dans l’histoire de la démocratie brésilienne.

Les députés brésiliens ont entamé vendredi le débat sur la destitution de la présidente Dilma Rousseff. Il durera trois jours avant un vote, dimanche, que beaucoup prédisent défavorable à la chef de l'Etat. /Photo prise le 15 avril 2016/REUTERS/Ueslei Marcelino

José Eduardo Cardozo s’adressait aux parlementaires à l’ouverture mouvementée du débat de trois jours qui précédera le vote, dimanche, de la Chambre des députés et que beaucoup prédisent défavorable à Dilma Rousseff.

Des élus ont crié “Dilma dehors” au début de la discussion.

Le gouvernement a tenté en vain jeudi de saisir la Cour suprême pour bloquer le processus. La chef de l’Etat est accusée d’avoir manipulé les comptes publics en 2014 pour assurer sa réélection. Elle rejette ces accusations et dénonce un “coup d’Etat”.

Lâchée ces dernières semaines par plusieurs partis alliés, Dilma Rousseff semble condamnée à perdre. L’opposition doit rassembler dimanche les deux tiers des voix des 513 députés de la chambre basse du Congrès.

Si elle y parvient, le dossier sera transmis au Sénat, qui devra à son tour se prononcer pour ou contre la poursuite de la procédure. Le vote devrait avoir lieu le 11 mai. En cas de feu vert à la poursuite du processus, Dilma Rousseff serait automatiquement remplacée par le vice-président Michel Temer.

Devant les députés, le ministre de la Justice a qualifié la procédure de destitution d’”acte violent sans précédent contre la démocratie”.

“L’histoire ne pardonnera jamais à ceux qui ont rompu avec la démocratie”, a ajouté José Eduardo Cardozo, sous les cris d’autres députés scandant: “Il n’y aura pas de coup d’Etat”.

Partisan de la destitution, l’ancien ministre de la Justice Miguel Reale Jr a ouvert le débat en déclarant que la procédure reflétait la volonté du peuple brésilien. Selon les sondages, environ deux tiers des Brésiliens y sont favorables.

Anthony Boadle et Lisandra Paraguassu; Danielle Rouquié et Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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