April 7, 2016 / 12:27 PM / 3 years ago

"Panama papers": le FN dénonce un "tombereau d'excréments"

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen est sortie de son silence jeudi après les révélations des “Panama papers” en défendant un Front National aux “mains blanches” et en démentant toute responsabilité face au “tombereau d’excréments” dont ferait l’objet le parti.

Marine Le Pen est sortie de son silence jeudi après les révélations des "Panama papers", qui mettent en cause deux de ses proches, en défendant un Front National aux "mains blanches" et en démentant toute responsabilité face au "tombereau d'excréments" dont ferait l'objet le parti. /Photo prise le 7 avril 2016/ REUTERS/Philippe Wojazer

Les “Panama papers” mettent en cause deux de ses proches, l’homme d’affaires Frédéric Chatillon et l’expert-comptable Nicolas Crochet, dans des montages offshore en Asie et aux Caraïbes concernant la sortie du territoire français de 316.000 euros, selon le journal Le Monde, associé à un consortium de journalistes.

Qualifiant ces révélations de “tombereau d’excréments”, la présidente du Front national a nié toute “fraude” et toute “dissimulation” de la part de Frédéric Chatillon, directeur de la société Riwal, prestataire en communication du parti.

“Personne n’a commis aucun fait délictuel, personne ne s’est compromis dans aucun comportement ne serait-ce inapproprié. Alors oui (...) le Front national est tête haute et mains blanches”, a-t-elle déclaré aux journalistes à l’issue de la journée interparlementaire du parti à l’Assemblée nationale.

La présidente du Front National a en outre démenti tout lien direct entre cette affaire présumée et sa formation : “On ne voit pas bien, même en URSS, comment on peut être tenu responsable pour les choix commerciaux effectués par les prestataires utilisés par un mouvement politique”.

Frédéric Chatillon a expliqué sur son compte Facebook qu’il n’avait procédé à aucune évasion fiscale, ajoutant que l’Etat français n’avait “absolument pas été lésé”.

Frédéric Chatillon et Nicolas Crochet sont mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le micro-parti de Marine Le Pen et le financement des campagnes présidentielle et législatives de 2012.

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