March 1, 2016 / 6:58 AM / 2 years ago

Les meurtriers d'une policière municipale devant les assises

PARIS (Reuters) - L’ex-ennemi public numéro 1 Redoine Faïd et huit autres accusés sont jugés à partir de ce mardi pour la mort en 2010 de la policière municipale Aurélie Fouquet, qui avait provoqué une onde de choc dans les forces de l’ordre.

Lors des funérailles d'Aurélie Fouquet, une policière municipale tombée sous les balles de malfaiteurs en 2010. L'ex-ennemi public numéro 1 Redoine Faïd et huit autres accusés sont jugés ce mardi pour la mort de cette fonctionnaire de 26 ans, qui avait provoqué une onde de choc dans les forces de l'ordre. /Photo prise le 26 mai 2010/REUTERS/Eric Feferberg/Pool

Considéré comme le chef d’une bande armée, Redoine Faïd n’est pas jugé pour meurtre, contrairement à trois autres accusés, mais pour “récidive de tentative de vol en bande organisée avec usage ou menace d’armes”.

Les investigations n’ont pas établi son implication directe dans la course-poursuite et la fusillade qui a coûté la vie à la fonctionnaire de 26 ans. Il encourt néanmoins une peine de réclusion criminelle à perpétuité.

Ce procès fleuve doit durer jusqu’au 15 avril en présence de 20 parties civiles, 103 témoins et 25 experts.

La mort d’Aurélie Fouquet, première policière municipale à tomber sous les balles de malfaiteurs, avait créé une onde de choc au sein des forces de l’ordre.

Soupçonné d’être le cerveau de l’opération, Redoine Faïd, 43 ans, a été arrêté en mai 2013 dans un hôtel de Seine-et-Marne, un peu plus de six semaines après une évasion spectaculaire de la maison d’arrêt de Sequedin (Nord). Il avait déjà fui en Israël lors d’une précédente évasion.

Le grand public avait découvert Redoine Faïd en 2010 grâce à un livre d’entretiens avec le journaliste Jérôme Pierrat, “Braqueur, des cités au grand banditisme”, où l’homme affirmait que son passé de délinquant était derrière lui.

Pour son éditeur Pierre Fourniaud, qui décrit un homme “intelligent et charismatique”, Redoine Faïd est une personnalité qui ne se fixe pas de limites, “à l’image de ces films américains dont il s’abreuvait, de cette culture à la fois cinématographique et de polars dont il est très friand”.

L’expertise psychiatrique ordonnée par la justice décrit Redoine Faïd comme un “prédateur social qui utilise les qualités de sa personnalité - charme, charisme, intelligence, courage, réactivité - pour contrôler les autres et obtenir ce qu’il souhaite”.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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