February 22, 2016 / 3:15 PM / 2 years ago

Discussions entre syndicats sur la loi sur le marché du travail

PARIS (Reuters) - La CGT convie neuf syndicats à se réunir mardi pour évoquer “la situation sociale, économique et politique” de la France, dont la réforme du marché du travail, et étudier des “initiatives communes”, a-t-on appris auprès de la confédération.

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. La CGT a convié neuf syndicats à se réunir mardi pour évoquer "la situation sociale, économique et politique" de la France, dont la réforme du marché du travail, et étudier des "initiatives communes". La loi Travail, dont le pré-projet de loi a été présenté la semaine dernière et qui suscite une vive opposition à gauche, sera l'un des principaux dossiers abordés. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

La loi Travail, dont le pré-projet de loi a été présenté la semaine dernière et qui suscite une vive opposition à gauche, sera l’un des principaux dossiers abordés.

Un responsable de la CGT a cependant jugé prématuré de parler d’une riposte commune au texte de la ministre du Travail Myriam El Khomry même si “le dossier est dans les tuyaux”.

“Ce n’est qu’une première réunion de travail. Ensuite, on verra si ça évolue”, a-t-il dit.

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, s’est dit prêt la semaine dernière à “agir avec d’autres organisations” syndicales contre un projet qui fait la part trop belle à ses yeux au patronat.

La CFE-CGC a également réagi avec fermeté par l’intermédiaire de son secrétaire national à l’emploi et à la formation, Franck Mikula, qui a dénoncé “un code du travail pour sécuriser les employeurs”.

La FSU, FO, Solidaires, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa, l’Unef et l’UNL (lycéens) sont appelées à se retrouver mardi en fin de journée, à huis clos, dans les locaux de la CGT, à Montreuil, dans la banlieue de Paris.

Le texte de la ministre du Travail doit être présenté en Conseil des ministres le 9 mars.

Il prévoit notamment la primauté des accords d’entreprise en matière de temps de travail, la possibilité de référendum pour valider des accords minoritaires, une “sécurisation” juridique du licenciement économique pour les entreprises, des indemnités prud’homales plafonnées et un recours facilité au forfait-jour dans les petites entreprises.

L’opposition s’organise également sur internet.

Une pétition en ligne lancée à l’appel de militants associatifs et intitulée “Loi Travail: non merci!” affichait lundi plus de 218.000 signatures.

Gérard Bon

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