February 16, 2016 / 10:30 AM / 3 years ago

Quatre points d'enregistrement pour migrants prêts en Grèce

ATHENES (Reuters) - Quatre des cinq “hotspots” (points d’enregistrement) prévus pour traiter les arrivées de migrants et de réfugiés en Grèce sont désormais prêts à les recevoir, a déclaré mardi à la presse le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos.

Le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos (au centre), dans un nouveau camp de réfugiés, près d'Athènes. Critiquée pour ne pas contrôler suffisamment le flux de migrants en provenance de Turquie, la Grèce a annoncé mardi que quatre des cinq points d'enregistrement prévus pour traiter les arrivées de réfugiés dans le pays étaient désormais prêts à les recevoir. /Photo prise le 16 février 2016/REUTERS/Alkis Konstantinidis

“Cela a été une opération plutôt difficile”, a dit à propos de leur mise sur pied le chef de file d’Anel (Grecs indépendants), formation souverainiste de droite qui gouverne en coalition avec Syriza (gauche radicale).

Les quatre centres sont situés à Samos, Lesbos, Chios et Leros, des îles proches de la côte turque. Le cinquième, qui se trouve à Kos, où des habitants se sont opposés à son ouverture, sera prêt dimanche.

Deux bases militaires désaffectées situées sur le continent doivent en outre être utilisées comme centres de répartition. Elles peuvent chacune recevoir jusqu’à 4.000 personnes.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk (à gauche), reçu à Athènes par le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a estimé mardi qu'exclure la Grèce de l'espace Schengen ne résoudrait pas le problème des migrants. Critiquée pour ne pas contrôler suffisamment le flux de migrants en provenance de Turquie, la Grèce a annoncé que quatre des cinq points d'enregistrement prévus pour traiter les arrivées de réfugiés dans le pays étaient désormais prêts à les recevoir. /Photo prise le 16 février 2016/REUTERS/Alkis Konstantinidis

La Grèce, principal point d’arrivée en Europe des migrants l’année dernière, a subi les critiques du reste de l’UE, qui lui reproche de ne pas contrôler le flux en provenance de Turquie.

Les ministres de l’UE ont donné trois mois à la Grèce pour appliquer 50 recommandations sur un renforcement de ses contrôles aux frontières, faute de quoi les pays membres de la zone euro pourront déclencher un mécanisme imposant des contrôles à plus long terme aux frontières intérieures, pour une période de deux ans.

En visite mardi à Athènes, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a estimé qu’exclure la Grèce de l’espace Schengen ne résoudrait pas le problème des migrants, même s’il a reconnu que la crise actuelle était un test pour la cohésion européenne.

“A tous ceux qui parlent d’exclure la Grèce de l’espace Schengen, je dis que cela ne résoudra pas la crise des migrants”, a-t-il dit à la presse après avoir été reçu par le Premier ministre grec, Alexis Tsipras.

“Soyons clair, exclure la Grèce de l’espace Schengen ne résoudrait aucun de nos problèmes”, a-t-il ajouté.

Quatre des cinq "hotspots" (points d'enregistrement) prévus pour traiter les arrivées de migrants et de réfugiés en Grèce sont désormais prêts à les recevoir, selon le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos. La Grèce a subi récemment les critiques du reste de l'UE, qui lui reproche de ne pas contrôler le flux de migrants en provenance de Turquie. /Photo prise le 8 février 2016/REUTERS/Giorgos Moutafis

Karolina Tagaris et Renée Maltezou; Jean-Philippe Lefief et Eric Faye pour le service français

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