February 8, 2016 / 3:52 PM / 2 years ago

Réponses rapides du gouvernement sur l'économie "collaborative"

PARIS (Reuters) - Le gouvernement présentera dans les prochaines semaines les moyens par lesquels il compte améliorer l’équilibre entre les économies “collaborative” et traditionnelle, ont annoncé lundi les services du Premier ministre, après la remise d’un rapport.

Appartement parisien en location sur le site Airbnb. Les propositions remises lundi à Manuel Valls par le député socialiste Pascal Terrasse pour encadrer l'économie "collaborative" ont été plutôt bien accueillies par des acteurs et plateformes internet concernés. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

La coexistence parfois difficile entre ce secteur en plein développement et les activités traditionnelles est illustrée par le conflit entre les taxis et la société Uber ou par les inquiétudes du monde de l’hôtellerie.

“Le gouvernement va s’engager dans une démarche pragmatique pour conforter les usages collaboratifs des Français tout en assurant une égalité de traitement entre acteurs”, lit-on dans un communiqué de Matignon. “C’est cet équilibre que l’Etat doit mettre en place : une régulation sans surrèglementation.”

Un travail avec les plateformes va être engagé pour évaluer les pratiques et “permettre aux Français de simuler clairement leurs obligations et leurs droits”, poursuit le texte, ajoutant que des moyens de notation des plateformes seront étudiés.

Les propositions du député socialiste Pascal Terrasse, remises lundi à Manuel Valls, ont été plutôt bien accueillies par des acteurs et plateformes internet concernés.

Pascal Terrasse propose 19 pistes pour organiser cette cohabitation, dont l’obligation pour les plateformes de mise en relation des fournisseurs et utilisateurs de biens et services de transmettre aux administrations fiscale et sociales le montant des transactions.

Une proposition qualifiée d’”avancée majeure” par le Groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration (GNI) mais dont l’accueil par d’autres acteurs de l’économie collaborative est plus mitigé.

Marion Carrette, présidente et fondatrice de Ouicar, site spécialisé dans la location de véhicules de particulier à particulier (30.000 voitures dans toute la France, 600.000 membres) juge pour sa part très compliqué sa mise en oeuvre.

“Ça risque de créer des disparités entre les plateformes”, a-t-elle déclaré à Reuters. “Pour moi, la vraie question, c’est de savoir quand un particulier devient un professionnel. M. Terrasse pose la question mais n’y répond pas.”

“C’est une bonne chose que le gouvernement se préoccupe de ce sujet mais cela mériterait des solutions pratiques.”

La plateforme “Le Bon Coin” salue quant à elle la volonté de distinguer les professionnels et les particuliers, “condition nécessaire pour une économie collaborative juste et apaisée”.

Mais elle assure dans un communiqué ne pas avoir connaissance du montant des sommes échangées, en tant que plateforme de mise en relation sans intervention sur les transactions ni commission.

Emmanuel Jarry, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below